Rapport du WE

Publié le par Mel

Bonjour les Zamis !

En ce lundi suivant deux événements d'importance majeure pour moi, à savoir mon anniversaire et les élections présidentielles (rhôô, la fiiille !!! Elle se mouche pas du pied, celle-là ! ;-D), je ne sais pas très bien quel sujet choisir, donc je vais parler des deux, et tac !

Tout d'abord, merci à tous les copains qui m'ont gentiment souhaité mon 'niversaire, via ce blog ou par email, c'est sympa, les zamis, ça fait bien plaisir !

Ensuite, que je vous raconte rapidos le WE. Ben, j'aurais pas dû vous narguer autant, mon karma a dû en prendre un coup, il a plu vachement souvent à Marrakech et entre autre, une grande partie du samedi !! Moi, qui, comme une imbécile, n'avait rien prévu pour un temps pourri, m'attendant bien évidemment à un grand soleil (ben ouais, quoi, Marrakech, c'est aux portes du désert, c'est pas tous les jours qu'il pleut comme vache qui pisse, et surtout pas en cette saison !), je me suis retrouvée trempée comme une soupe et frigorifiée une bonne partie du WE. Comble de la chose, ce fut la représentation de Carmen qui était prévue dans une salle en plein air au Grand Théâtre Royal, une sorte d'hémicycle genre arènes pas faite du tout pour l'opéra à la base, déjà, vu que la scène était minuscule et qu'il n'y avait pas de fosse d'orchestre, mais qui ce soir là, avait en plus le grand défaut d'être à ciel ouvert !!! Vous avouerez, quand il pleut, c'est pas l'idéal. Bref, on avait disposé des bâches au dessus de la salle, bien sûr, mais qui ne couvraient pas tout et laissaient des fuites assez monstrueuses qui ont provoqué au cours du troisième acte la fuite précipitée d'une partie du public et l'épuration drastique des derniers actes pour cause de "si on joue plus longtemps, les bâches vont nous tomber sur la gueule !", lol !

Ceci dit, et malgré ces déboires qui ont quelque peu fait prendre l'eau à cette journée, ce fut quand même bien sympa et notamment l'orchestre symphonique du Maroc, composé pour l'essentiel d'amateurs, m'a tout à fait impressionné par son niveau. Les chanteurs étaient inégaux, mais Carmen, entre autre, avait une belle voix, de même que la plupart des chanteurs principaux. Enfin, un opéra comme Carmen permet normalement une mise en scène sompteuse, avec changements de costumes, ballets, etc., ce qui n'était évidemment pas possible, aussi réussir une mise en scène agréable, voire bien faite avec de petits moyens et une scène minuscule était une gageure que le metteur en scène a parfaitement tenu.

Nous dirons donc que nous ne vîmes ni le meilleur de Carmen, ni le meilleur de Marrakech mais que dans l'ensemble, nous nous sommes bien amusés et que c'était donc des plus agréables.

Maintenant, pour ce qui concerne l'élection présidentielle, et bien les résultats ont apportés leur lot de bonnes et de mauvaises surprises, là aussi.

La première bonne nouvelle, une excellente nouvelle, même, c'est le taux d'abstention super bas. 16,23%, c'est vraiment peu et je suis heureuse de constater que les leçons de la dernière fois furent retenus et bien retenus ce coup-ci. De même, 10,44% pour JMLP, c'est une déculotée de première dont on ne peut que se réjouir. Et en même temps...

Je me souviens d'un temps où c'était le PC qui faisait ces scores là et le FN qui faisait le score du PC... Nous nous réjouissons désormais de voir que "seulement" (sic !) 10,5% de la population vote FN !!! Quelle décadence... Surtout quand on pense que ce résultat médiocre est sans doute dû au report d'un certain nombre de voix vers le napoléon de Neuilly qui a largement chassé dans les terres d'extrême-droite.

Miss Pétain (ben oui, "travail, famille, patrie", c'est elle, maintenant !), recueille 25,87% des voix, bénéficiant là encore, je pense, du report des voix de l'extrême-gauche.

Reste le troisième homme qui a raté son pari mais se fait fort de jouer les arbitres du second tour, en négociant à plein avec les deux candidats en lice. Mais comme il l'avait dit "je travaillerais aussi bien avec la droite qu'avec la gauche", alors... Je suppose qu'il se voit bien en premier ministrable, comptant sur les législatives pour appuyer au besoin sa campagne. A droite, on le dit, on le proclame, il faut tout plein de ministres centristes au gouvernement... On ne parle pas encore de premier ministrage, mais je suppose que ça ne saurait tarder, vu qu'on manque cruellement de premiers ministrables crédibles. A gauche, on sent bien, au vu de l'écart malgré tout important entre les deux candidats, qu'on a besoin du troisième homme. Seulement, le premier ministrable en chef, c'est DSK, qui n'a pas la moindre envie de jouer les utilités et insiste violemment sur l'importance de ne pas perdre l'électorat de la "gauche de la gauche", comme si celle-ci pouvait voter Sarko !!!! Enfin bref, on balance, donc. Hier, le peut-être futur "premier homme de France" avait déclaré qu'on ne composerait pas parce que c'est pas le système d'une élection présidentielle, maintenant, on appelle au rassemblement. Hier, on disait, "si l'assemblée n'est pas socialiste, on n'aura pas de premier ministre socialiste", impliquant par là une possible alliance avec le troisième homme, mais d'un autre côté, on présente un programme "résolument de gauche". On tergiverse, on contourne, on discute, on négocie, mais attention !!! Le troisième homme "n'est pas à vendre", n'est-ce pas, ou alors, au meilleur prix, à l'exécutif.

Ce qui est intéressant à noter, en dehors de toutes ces manoeuvres qui finiront par nous donner, je l'espère, le moins pire des deux, (pour moi, la Pétain des Charentes, parce que le Napoléon de Neuilly me terrifie et pis que je suis féministe, alors bon... ça me ferait bien rire de voir une femme présidente, avec un "premier homme de France" secrétaire... Bon, d'accord, secrétaire de parti, mais c'est le titre qui me plaît dans l'affaire.), c'est que la carte politique française vient d'être redessinnée comme rarement dans son histoire. Disparition progressive des extrêmes, un centre qui vient tout juste de redécouvrir qu'il existe, une participation record au premier tour, bref, on sent à la fois les effets de la mobilisation citoyenne des français et leur défiance vis-à-vis des politiques et des partis qui s'affirme de plus en plus.

En revanche, ce qui ne change pas et ne laisse pas de m'inquiéter, c'est la campagne sécuritaire qui joue à plein... Pire, y'avait qu'à voir le nain excité rendre quasi grâce à dieu et aux papes défunts et futurs pour se rendre compte que les excès idéologiques que je prévois ne sont pas prêts de s'arrêter... Qu'il devienne président ou non. Et là, je dis que nous sommes dans une zone de floue propice au n'importe quoi. Parce que l'idéologisation de la société s'opère bien, mais en marge des partis, sur des personnalités plus que sur des positions politiques. Et c'est comme ça que tous les "hommes providentiels", les Robespierre, les Napoléon, les Hitler se sont hissés au pouvoir... Et ça continue de me faire peur.

Mais bon, en attendant, quel que soit les dangers à venir, les français se sont mobilisés en masse pour voter, et cela doit nous rassurer au moins sur un point : je ne suis pas seule à voir les périls qui menacent et si nous ne sommes pas nécessairement d'accord sur les solutions à apporter pour y remédier, et bien, du moins avons-nous au minimum, chacun de notre côté, la volonté de chercher. Et vous savez ce qu'on dit : si tous les hommes de bonne volonté voulaient bien se donner la main...

Bisous !

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M
Heu... Je me rends compte d'une possible imprécision sémantique. Je me définis comme une idéaliste démocrate, non dans le sens anglo-saxon du terme démocrate, mais bien dans son sens premier d'attachée à la démocratie, au système démocratique. Je suppose que cela allait sans dire, mais ça va toujours mieux en le disant, lol.<br /> bisous !
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M
Oui, en effet, ce fut un WE bien arrosé, lol !<br /> Pour Jean-Marie : Tu sais, De Gaulle est décidément un personnage étrange. Je ne l'ai jamais aimé, d'ailleurs. Héros de la guerre, promoteur de la Ve république, oui, sans conteste, c'était un grand homme. Mais c'est lui aussi qui a déclaré "Françaises, français, je vous ais compris ! L'Algérie restera française !" au moment même où il faisait tout en son pouvoir pour lâcher l'Algérie...<br /> C'est lui aussi qui exigea un plébiscite à la suite des événements de 68 (ben oui, un référendum visant à approuver sa politique sinon, il se casse, ça s'appelle un plébiscite) et, vexé comme un pou, s'en alla bouder dans son coin.<br /> C'est le premier homme politique français à avoir institutionalisé le fait de prendre les gens pour des cons et en être fier, parce que c'est ce qu'il faut faire avec le peuple, le diriger d'une main bienveillante, mais ferme. Je suis pas sûre que ce soit le grand modèle que l'on nous raconte aujourd'hui. Il avait, à n'en pas douter, le sentiment de la grandeur de la France et beaucoup de panache, mais en effet, il n'était pas loin de se voir en dictateur éclairé. D'ailleurs, sa Ve république, dont j'admirais l'équilibre justement à cause de la possibilité de cohabitation (du moins quand le président était élu pour 7 ans), il ne l'avait pas réalisé pour cela mais pour lui donner main-mise sur tout ce qui était d'importance. Le chef de l'état, lui, naturellement, était l'instance la plus importante de l'état, avec la politique extérieure en jardin privé, le reste de l'exécutif sous contrôle, le législatif aux ordres (et au besoin, un petit raccourci permettait d'imposer les lois qu'il voulait, cela s'apppelle un projet de loi plutôt qu'une proposition de loi et c'est demandé par l'exécutif) et le président chef des armées.<br /> Je ne critique pas ses grandes actions, il en a fait d'importantes, mais était-il un démocrate ? Bien sûr que non. Fut-il un problème pour la France ? En son temps, il fut sa bouée de sauvetage, pendant la guerre, à la fin de la IVe, c'est vrai. Mais nous ne vivons pas un tel moment de crise, pas encore. Et la démarche de Sarkozy, pas plus que celle du général de Gaulle dans les années 50, annonçant l'inverse de ce qu'il veut faire (pour Sarko, c'est différent, on ne SAIT pas ce qu'il veut faire. Entre ses déclarations populistes et sa réalité, qui sait quel gouffre se cache ?), je ne saurais l'approuver.<br /> Pompidou, lui était un homme dépassé par son époque qui avait changé, comme de Gaule, d'ailleurs, sur la fin. Le temps était à une libération des moeurs, il apparaissait comme l'arrière-garde qui tente de s'en protéger. Comme VGE, d'ailleurs, c'était de bons gestionnaires, mais ils ne savaient pas mobiliser l'enthousiasme. Et puis c'est vrai que, maintenant, l'histoire des diamands, au vu de ce que font nos politiques sans même se cacher depuis lors, cela paraît peu, mais à l'époque... C'était beaucoup, le premier gros scandale, il en a pâtit.<br /> Chirac, je suis assez vieille pour me souvenir de ses mandats, je ne me souviens pas qu'il fut jamais traité de facho très longtemps, à par sans doute à la suite de ses bourdes comme "le bruit et les odeurs", mais ce qui est certain en revanche, c'est que c'est un escroc. C'est lui qui a fait élire Mitterand en 81 parce qu'il a tapé son copain VGE et divisé la droite, alors qu'une bonne partie du pays craignait que Mitterand n'amène le socialisme dur avec son alliance communiste. Après, il a dû attendre que cet autre "grand homme" qui fit des horreurs en afrique mais fit aussi beaucoup pour la "grandeur de la France", n'est-ce pas, meure de sa belle mort après deux mandats pour pouvoir espérer quelque chose. Il a su, alors, représenter l'alternance mais son deuxième mandat, il ne le dût qu'à la médiocrité des socialistes et au fait de chasser sur les terres du FN avec sa campagne sécuritaire. Comme Sarko, quoi.<br /> Alors nous verrons bien, si toutefois il est élu dans 15 jours, ce que fera le Napoléon de Neuilly. Mais oui, avec un homme aussi furieusement populiste, je m'attends au pire parce que je n'ai pas la moindre idée de ses convictions réelles. Tout ce que je sais, c'est qu'il veut le pouvoir plus que tout et cela, en soit, est un très grave défaut. Je suis une idéaliste, Jean-Marie. Pas particulièrement une idéaliste de gauche, mais certainement une idéaliste démocrate, et la campagne de l'excité de Neuilly ne respecte pas réellement les règles d'une démocratie.<br /> Sans compter que c'est la première fois dans l'histoire de la Ve république qu'un ministre de l'intérieur se fit désavouer par la police, et non pas une, non pas deux fois mais régulièrement durant son mandat... Cela, c'est dramatique et cela n'augure pas bien de la capacité de Sarko à se faire aimer et respecter de ses troupes...
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J
pour la première partie du week end, c\\\'est ce qu\\\'on appelle un anniversaire "bien arrosé" ;o) <br /> pour la seconde...attendre les résultats dans 15 jours...et quoi qu\\\'il advienne, espérer...espérer que les profiteurs se mettent à avoir une conscience autre que celle de leurs actions boursières...une conscience réellement citoyenne...et que mes impôts, ne servent plus à leur offrir de la main d\\\'oeuvre à bas prix et payer les chômeurs à temps partiel (études / chômage / emploi précaire subventionné / chômage / emploi précaire subventionné / chômage / dépression / chômage / formation / chômage / emploi précaire subventionné / chômage / RMI / retraite au minima...il serait temps d\\\'innover pour remotiver les troupes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)
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J
J'ai hélas l'âge de me rappeler que la gauche parlait du général De gaulle comme d'un dictateur fasciste, de Pompidou comme allant instaurer un régime policier, de VGE comme d'un escroc et un voleur (*), de Chirac comme d'un agité raciste et fasciste (Facho-Chirac), alors expliquer que Nicolas Sarkozy est un futur tyran...<br /> Je repète la phrase d'Engels: " l'histoire ne se répète pas mais il lui arrive de bégayer dans ce cas elle passe du tragique au comique".<br /> Bises Mèl<br /> (*) pour la petite histoire on sait que l'informateur du Canard Enchainé dans l'affaire de diamants fut ce modèle d'intégrité de dignité et de vertu qu'est Roland Dumas.
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