La pluie et le beau temps (et puis aussi le JdR)
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, je n'ai rien à dire. Pas envie de vous assommer encore avec mes considérations sur l'évolution du monde, qui, de toute façon, n'a pas des masses changé en deux jours, rien à raconter de nouveau sur le Maroc, bref, rien, mais vraiment, rien à dire.
Mais comme je respecte à la lettre ce bon principe que ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule, je vais vous parler de la pluie et du beau temps.
Si vous suivez en fidèles mon blog, vous saurez qu'ici, il a fait beau quasi toute l'année, grand soleil, patati, patata, ce qui, en me réjouissant fort, ne faisait pas grand bien aux récoltes. Depuis maintenant quelques semaines, un phénomène que je croyais relever de la plus pure utopie se produit ici : il fait beau toute la journée, et le soir, il pleut. Cela me fait penser au Monde-Fleuve, ce roman qui imagine une vie après la mort pour l'humanité comprise entre la préhistoire et le début du XXème siècle, si je me souviens bien, sur un monde artificiel, dont le climat est réglé exactement de cette manière. C'est une bonne série de SF, dont je ne me souviens plus l'auteur présentement, qui, bien qu'elle perde de son intérêt sur la fin, un peu bancale, reste des plus réjouissantes, avec des personnages assez fabuleux, Jésus, Burton, etc.
Mais bon, revenons-en à nos moutons, qui, pour ne pas être très intéressants, sont le sujet du jour. Donc, le soir, il pleut, voire, comme hier, il fait orage. Mais alors, quand y'a un orage ici, c'est pas un p'tit truc de rien du tout. Le ciel se zèbre d'éclairs tout partout, le tonnerre gronde à faire trembler l'immeuble, il pleut comme vache qui pisse, bref, c'est un spectacle grandiose, surtout de chez nous, au neuvième étage, où l'on a une vue dégagée sur le ciel et la mer.
D'ailleurs, tant qu'on en est à des considérations de si peu d'intérêt, je dois vous avouer que, moi qui n'aime décidément pas tellement vivre dans du moderne, je commence peu à peu à être conquise par la hauteur. Vivre au neuvième étage, sans un vis-à-vis, regarder en bas la ville, au loin la mer, en face le ciel, c'est tout à fait fabuleux. L'appartement est toujours lumineux, même quand le ciel est sombre, pas un volet ou un rideau fermé (d'ailleurs, on n'a pas de rideaux), l'impression d'être toujours en prise avec la météo et le ciel en pleine ville, d'être quelque part isolé du reste de la cité, c'est vraiment un privilège. C'est simple, on a littéralement l'impression de voir la ville du haut d'une tour d'ivoire !!! ;-)
Pour ceux qui regrettent déjà de s'être laissé aller à me lire jusqu'ici, renoncez, ça ne va pas en s'améliorant. J'ai vraiment, mais alors, vraiment, rien à raconter. Ah si, tiens, ce soir, je fais avec un de mes futurs rôlistes sa feuille de perso à L5R. J'ai rencontré deux joueurs jusqu'à présent, tout excités à l'idée de jouer avec moi comme maître, vu que je vais radicalement changer leurs habitudes de jeu. D'abord, ils ne jouent quasi jamais avec des filles. Ensuite, il semble qu'ils aient été formé à la pire école possible de D&D, l'optimisation bourrine à tout crin... Alors que moi, en tant que maître, je triche comme je respire et les règles, je m'en contrefous, vu que ce que je veux, c'est juste que les persos évoluent et les joueurs s'amusent dans un monde cohérent. Bref, c'est comme qui dirait deux écoles très différentes du jeu de rôle qui s'affrontent. J'ai même dû modifier les règles (alors que d'abitude, j'y jette à peine un coup d'oeil distrait) pour qu'ils soient obligés dans leur création de perso, de respecter l'univers, c'est dire ! Faut dire qu'ils m'avaient épouvantés les cocos, la première fois que je les avais rencontré. D'habitude, un rôliste, ça te fait braire vachement longtemps à te raconter ses aventures débiles dont tu te contrefous comme de ta première chaussette. Eux, ils m'avaient dit que lors de leur dernière campagne, ils n'avaient pas joué très longtemps, ce qui fait qu'ils n'avaient pu passer que du niveau 1 au niveau 12... Jamais réussi à savoir quelle classe de perso ils jouaient, ni même quelle était la teneur de leur campagne, visiblement, ça n'était pas de première importance. Ben merde, alors ! Je préférais encore qu'on m'ennuie avec des aventures stupides, au moins, ça montre qu'on s'est un tant soit peu intéressé à l'histoire, mais bon.
Bref, logiquement, je devrais les faire jouer vendredi en 15. On verra ce que ça donne. J'ai résolu de les faire se confronter avec mon pire arsenal de pièges scénaristiques, ceux qui obligent imanquablement à rentrer dans la logique du monde (médiéval fantastique japonais, en prime, donc pas un monde simple) sans quoi t'es cuit. Gniarf, gniarf.
Bon, ben voilà. Marre de dire n'importe quoi, donc j'arrête. A la prochaine, avec, je l'espère, des choses plus rigolotes à raconter !