I've got a whole lot of nothing going on
Or donc, je suis toujours en vacances, d'où le titre de ce post tiré d'une chanson de Clawfinger que j'aime beaucoup (et qui ne raconte pas tout à fait simplement cela, mais disons que la phrase en elle-même me plaît).
Bref, donc, je n'ai toujours rien à raconter. Oh ! Il est vrai qu'aujourd'hui encore, je pourrais céder à la facilité et vous donner soit une recette, soit un ancien article de SF, bref, les subterfuges ne me manquent pas pour combler mon manque de news intéressantes. Mais j'ai pas envie. Donc, vous aurez des news en vrac, de nous, du Maroc, d'un peu tout, quoi.
Les news perso, d'abord. Je commence à prendre des cours de conduite aujourd'hui. Enfin du moins, je l'espère. C'est pas complètement gagné, parce que l'auto-école qui se trouve pas trop loin de chez moi et que j'ai contacté hier n'a pas l'air d'être franchement bilingue, mais nous verrons cela tout à l'heure.
Sinon, niveau santé, cela ne va pas trop mal, ces derniers temps, mais c'est étrange. Je commençais à m'habituer aux contraintes imposées par ma maladie mais voilà qu'elles sont en train de changer (je n'y comprends décidément rien et j'ai l'impression qu'il en est de même des médecins, d'ailleurs). Le truc le plus bizarre qu'il y ait avec cette maladie, c'est la perception de la douleur. A un certain moment, au tout début, je ne la ressentais plus du tout, au point que je me suis brûlée sans m'en appercevoir. Puis c'est passé et à l'inverse, j'ai ressenti tout un tas de douleurs sans objets, alors que par ailleurs, je ne repérais plus certaines douleurs normales, telles que celles causées par une connerie interne (gastro, cystites, etc.). En revanche, une bête coupure sans gravité pouvait me faire pleurer... A n'y rien comprendre, mais bon, ok, on s'habitue. Ces syptômes étranges étaient accompagnés de tout un tas d'autres choses sans réelle importance et que je ne vais pas énumérer ici, mais entre autre, une perte d'habileté dans les mouvements fins en cas de crise : du mal à tenir quelque chose de petit entre les doigts, à faire des lacets, par exemple, que rien de physique ne semblait justifier, à part peut-être un engourdissement dû à la souffrance, certes elle-même inexplicable, mais tout du moins, répertoriée dans les symptômes du syndrôme. Là aussi, pénible, mais enfin, ça se compense et on s'habitue à tout.
En ce moment, ça ne fonctionne plus ainsi. Ce n'est pas que cela ait empiré, ma situation est même plutôt plus agréable, dans l'ensemble, quoique je ne sache pas très bien à quoi m'attendre dans les temps à venir. Je ne ressens plus de douleurs sans fondements et les souffrances dues à des causes internes telles que maladies diverses et variées sont revenues (soit dit en passant, j'avais oublié à quel point cela pouvait être douloureux, ces bestioles). Les coupures et autres bobos mineurs font toujours mal, plus il me semble que cela ne devrait. Et surtout, l'engourdissement qui paralyse mes mouvements fins est toujours présent, si ce n'est plus qu'avant et surtout, il est devenu plus ou moins permanent. Est-ce que ça va durer ? Est-ce que ça va changer ? Comment, pourquoi ? Aucune idée. M'enfin, j'avoue que c'est reposant de ne pas avoir mal en permanence, quoique... Du coup, j'en redécouvre tout un tas de petites conneries que j'avais zappé, comme une tendinite interminable au poignet et de l'arthrose dans le genou. ;-) Enfin ! On va pas se plaindre, hein, c'est déjà pas mal !
Concernant JMA, il bosse évidemment comme un fou. Il est toujours en période de transition entre deux postes, l'un qu'il quitte et pour lequel on recrute pas moins de deux personnes pour le remplacer, l'autre qu'il gagne pour manager deux collborateurs qu'il n'a pas encore et dont il fait également le travail pour l'instant. Donc, si on le rajoute lui, il fait actuellement le boulot de 5 personnes, et ce, sans compter que déjà, sa charge personelle avait été calculée en fonction de son incroyable capacité de travail, mais bon... Du coup, il est tout de même un peu (sic !) fatigué, le pauvre...
Sinon, côté nouvelles du monde : je ne sais pas si les français d'entre vous avaient suivis l'affaire, mais un jeune informaticien marocain avait eu l'outrecuidance de prendre comme pseudo sur Facebook le nom du frère du roi. Il avait été condamné pour ce crime de lèse-majesté à 3 ans de prison ferme, ce qui a provoqué pas mal de débats houleux sur la justification d'une telle sanction qui semblait disproportionnée. Le roi l'a récemment gracié, ce qui ne règle pas le débat mais le vide de son objet d'une manière assez habile : la sanction reste, le crime de lèse-majesté a certes des conséquences que l'on ne peut considérer légères et clairement, la grâce royale ne présage pas d'un allègement de la loi. Mais d'un autre côté, si l'acte est considéré comme grave symboliquement et puni comme tel, on reconnaît la simple bêtise d'un jeune homme qui voulait juste se faire mousser trois secondes sur un site de pseudo rencontres et si l'expérience a certainement été traumatisante, il s'en sort sans trop de dommages, finalement. On ne peut donc reprocher au roi son manque de clémence... Habile, donc et tout à fait dans l'esprit du temps : on se tient ferme sur le pouvoir et les symboles, mais on adoucie les choses petit à petit. Reste à savoir ce que ce mélange ferme-progressiste donnera dans les temps à venir. En attendant, le royaume continue à vivre des temps intéressants, sur lesquels nous aurons à revenir bientôt tant les bouleversements constants qu'il vit sont étonnants.
Pendant ce temps-là, en France, on se gausse du parti présidentiel qui s'est fait rétamé aux municipales et cantonales et on ne parle plus de vraie politque. Tiens, avez-vous seulement noté que les baisses d'impôts promises, qui devaient aller avec la croissance promise, ne sont pas au rendez-vous ? Faut dire que la croissance non plus, en fait. Mais probablement que oui, parce que cela concerne le porte-monnaie, le principal souci des français et la raison probable de cette défection au niveau local : le président du pouvoir d'achat n'a pas tenu ses promesses. Mais d'entres les promesses, ce n'est pas celles-là qui m'intéressaient le plus et on attend toujours les réformes de fond qui allaient changer la face de l'Hexagone, certes, en faisant grincer des dents certains mais en allégeant le poid de la dette. De même, on ne parle plus de banqueroute, cela ferait mauvais effet. Enfin, avant même que j'ai pu me résoudre à le lire, le rapport Attali a été enterré aux oubliettes de l'histoire.
Or donc, le monde continue à tourner et chacun de suivre son bonhomme de chemin. Moi, au moins, j'ai le pot d'être 1) en vacances, 2) au Maroc où il fait beau. Et j'en profite !