Petit exercice de style...

Publié le par Mel

Entre autres choses que je fais de temps en temps, j'aide occasionellement mes nièces en français. Ben oui, l'obsédé de la méthode en français, dans la famille, c'est moi. Donc forcément, à l'âge où elles arrivent au lycée, s'il doit y en avoir une qui s'y colle pour les aider à comprendre et appliquer les bonnes règles pour rédiger un devoir, c'est forcément moi. Par correspondance, c'est pas nécessairement coton, mais via ma soeur (et donc leur mère) qui se trouve bien comprendre ET ses filles, ET l'intérêt d'une méthode rigoureuse, je passe mes conseils et les éléments de réflexion nécessaires.

Hier soir, donc, appel à l'aide désespéré d'une de mes nièces. Son prof de français (elle est en seconde) vient de leur donner une dissert' pour lundi, dont le sujet lui apparaît débile (et à moi aussi, faut dire) : quelles différences stylistiques y a-t-il entre la manière de rédiger une dissert chez un garçon ou chez une fille ? Après un instant de stupeur justifiée (franchement, c'est quoi ce sujet ? C'est un mec, le prof ? ben dis-donc...), je me colle à la tâche de lui donner quelques pistes de réflexion. Que je transmets à sa mère qui en fera l'usage nécessaire pour que la gamine planche assez dessus pour les développer elle-même et puisse éventuellement y ajouter ses idées propres sans trop tomber dans les conneries (je plains le prof qui, avec un sujet pareil risque de se retrouver avec une tonne de copies débiles du genre "moi, ch'suis un mec et avoir une queue m'empêche de réfléchir" ou bien, comme ch'suis une fille à la vanille, je mets des coeurs dans la marge", mais bon... Il l'a voulu, ce con !).

Et d'un coup, d'un seul, je me mets à rire. Ben oui, c'est le problème, avec les gens un tant soit peu geek comme moi (même si la catégorie "geek littéraire" n'existe pas encore, je suis sûre de pouvoir y prétendre si quelqu'un d'aventure souhaitait la créer), c'est que forcément, avec des couillonneries de ce type, on a tous les éléments pour se faire une bonne partie de rigolade (de geek, clairement, de geek, mais j'assume. Personne d'autre qu'un geek littéraire ne s'amuserait à rédiger une dissert' pour le plaisir à presque 30 balais...) Et me voilà donc partie pour rédiger une dissert' avec des arguments (si ce n'est un style, faut pas déconner) accessibles à une élève de seconde qui soit en soi-même un foutage de gueule absolument irréprochable en terme formel (ben oui, parce que sinon, c'est pas drôle, l'exercice ne serait pas respecté). Je vous la mets en ligne, parce que ça m'a bien fait marrer, mais s'il te plaît, ma chérie, si tu lis mon blog, ne la copie pas toute ronde, ma dissert', parce que je ne suis pas certaine que se foutre de la gueule de son prof à ce point là (même si c'est techniquement correct et donc normalement pas bananable), ce soit une bonne idée. Bien que je pense sincèrement qu'à l'époque, je n'y aurais pas plus résisté qu'aujourd'hui, mais c'est là une question toute différente et, faut-il le préciser ? Je n'étais pas nécessairement appréciée de tous mes profs...

Introduction
Certes, hommes et femmes sont différents. Nul besoin de chercher loin les distinctions entre les sexes, elles sont pour le moins visibles à l’œil nu, même à l’observateur le moins attentif. Dès lors, une question ne cesse de faire couler l’encre des philosophes, religieux et scientifiques de tous poils, jusqu’où s’étend la différence ? Etre homme ou femme modifie-t-il fondamentalement notre manière de penser ? Et dans ce cas, cette différence provient-elle de l’éducation ou bien de la biologie ?
Si l’on pousse cette ligne de raisonnement jusqu’au bout, on est en droit de se demander si garçons et filles, à l’âge où la différenciation sexuelle est la plus marquée et la plus troublante, l’adolescence, traitent différemment les exercices qui leur sont proposés, tels que la dissertation, par exemple. Les garçons et les filles auraient-ils des styles différents ? En quoi ? Pourquoi ?
 Il convient donc a priori d’examiner les éléments factuels comme les plus improbables à l’appui de la théorie de la différence stylistique garçons-filles. Pourtant, très vite, on est forcé de constater qu’au vu des contraintes strictes imposées par l’exercice de la dissertation, il est peu probable qu’une réelle différence quantifiable puisse se faire jour entre les sexes. Enfin, la vraie question qui se pose est celle de la justification d’une telle discrimination, au sens propre, celui de différentiation entre filles et garçons. Au regard de notre société actuelle, un telle question, qu’elle qu’en soit la réponse théorique, pratique, philosophe ou religieuse a-t-elle même droit de cité ?
 
Première partie
La première et la plus évidente différence qui puisse résider dans le style d’écriture d’un garçon et d’une fille est bien entendu le genre utilisé dans le cas où l’auteur de la dissertation utiliserait la première personne du singulier. Dans cette hypothèse, une fille pourrait écrire, par exemple, qu’elle est surprise de traiter un tel sujet, quand un garçon dirait nécessairement qu’il en est surpris. C’est là le seul élément stylistique différenciant entre filles et garçons qui soit absolument incontestable. Après, il nous faut rentrer dans le domaine plus difficile des grandes théories différenciant garçons et filles et voir à quel point elles sont applicables ou non à notre sujet.
 
Tout d’abord, voyons ce qu’il en est des théories relatives aux différences fonctionnelles de la manière de penser. On dit souvent, par exemple, que les garçons ont un esprit mieux tourné pour les mathématiques et les sciences dures. A contrario, les filles seraient donc meilleures en français, philosophie et sciences humaines. Cette théorie, qui s’appuie à la fois sur les statistiques d’entrée à la fac (quoique la tendance change et qu’il soit donc possible de l’imputer plutôt à l’éducation qu’à la biologie) et des éléments de différences que certains scientifiques déclarent avoir constatés dans l’utilisation des deux lobes du cerveau, impliquerait alors que les filles écriraient probablement mieux que les garçons. D’ailleurs, on dit également souvent que les filles sont plus douées pour communiquer. Cependant, quand bien même il serait prouvé que les filles auraient effectivement plus de facilité que les garçons pour exprimer clairement ce qu’elles souhaitent dire, ergo, auraient un style meilleur en général que celui des garçons, cela suffirait-il à différencier à coup sûr la copie d’un garçon de celle d’une fille ? Non, puisqu’il reste envisageable qu’un garçon particulièrement doué en français ait un style meilleur que celui d’une fille médiocre, même relativement aux critères de leurs sexes respectifs. Les différences stylistiques filles-garçons ne sont donc pas à chercher dans le domaine du fondamental biologique (ou de ce qui est considéré comme tel), puisqu’il n’est aucun moyen de généraliser les différences éventuellement constatables.
 
L’éducation des filles et des garçons est-elle suffisamment différente pour impliquer une distinction reconnaissable à coup sûr dans le style d’un sexe ou de l’autre ? En d’autres termes, est-ce que jouer à la poupée plutôt que jouer à la petite voiture est un élément suffisant pour modifier en profondeur le style d’écriture d’une dissertation d’un individu ? A priori, aucun argument en faveur de cette théorie ne s’impose immédiatement à l’esprit, mais poursuivons notre raisonnement comme si tel était le cas. De plus en plus, garçons et filles sont élevés d’une manière similaire si ce n’est identique. Cela tient sans doute à la libération sexuelle, au féminisme, à l’égalitarisme homme-femme, mais le fait est indéniable et la majorité des psychiatres le disent : il n’y a rien d’anormal ou de problématique à ce qu’un garçon joue à la poupée et une fille aux petites voitures. Dès lors, débarrassés de ce complexe des rôles à faire tenir à leurs bambins dès le plus jeune âge, de nombreux parents ne se préoccupent plus que de ce qui est susceptible de faire plaisir à leur progéniture, sans se soucier le moins du monde de l’effet que cela aura, peut-être, sur leurs compétences stylistiques en dissertation. Du coup, il est bien évident que, même si l’éducation sexuée des élèves devait se ressentir dans leur style, dans le contexte sociétal actuel, rien ne permet à coup sûr de distinguer un garçon d’une fille s’ils sont élevés de la même manière.
 
Deuxième partie
Comme on le voit, il apparaît difficile, hormis pour le cas très précis de l’utilisation de la première personne du singulier, de distinguer à coup sûr le style d’un garçon ou d’une fille dans une dissertation. D’ailleurs, ce point, pourtant le seul incontestable, est lui-même vraisemblablement peu courrant, dans la mesure où il s’agit d’une erreur dans la compréhension de l’exercice codifié et précis qu’est la dissertation. En effet, la dissertation n’a pas tant pour but d’exprimer la personnalité de son exécutant que la compréhension d’une méthode d’analyse de sujet et de son application pratique et codifiée, avec plan, parties distinctes et organisées en argumentation rigoureuse. S’il en était autrement, il ne pourrait y avoir de notation puisque les idées exprimées et le style intrinsèque de l’élève seraient alors seuls jugés. Comme de tels éléments sont nécessairement subjectifs, ils ne peuvent en aucun cas être ceux qui seront retenus. Dès lors, il devient évident que la dissertation, par sa nature même, ne peut encourager l’expression de l’individu et donc, formellement, l’emploi de la première personne du singulier. Du coup, si l’emploi de la première personne du singulier permet effectivement de distinguer une fille d’un garçon, il permet surtout et essentiellement au regard de l’examinateur de repérer le mauvais élève qui n’a pas compris le but de l’exercice.
 
Mais alors, si la dissertation n’a pas pour fonction de distinguer l’individu mais seulement sa compréhension de l’exercice qui lui est proposé, peut-on trouver des différences stylistiques entre filles et garçons ? Sans parler même de différences quantifiables ou bien incontestables, est-il seulement possible de parler de tendances reconnaissables en fonction des sexes ? A priori, si l’exercice est bien compris, non, il ne saurait y en avoir puisque, hormis les dérapages toujours possibles sur un sujet tel que celui-ci qui touche aussi sensiblement à la sexualité de l’individu qui le traite, l’élève, qu’il soit fille ou garçon, tentera toujours de démontrer un raisonnement général, basé sur une réflexion méthodique sur un sujet et non d’exprimer ses opinions ou tendances personnelles. Dès lors, de même que pour la question de la première personne du singulier, une dissertation de laquelle on pourrait se dire à coup sûre qu’elle est le fruit des efforts d’une fille ou d’un garçon et pas de l’autre sexe serait, avant toute chose, une mauvaise dissertation.
 
Si la dissertation est faite dans les règles, est-il malgré tout possible de trouver une distinction entre le style des filles et celui des garçons ? Après tout, on a longtemps pensé que les filles ne supporteraient pas d’apprendre à lire, que cela ferait surchauffer leur cerveau, qu’elles n’étaient pas aptes à appréhender les subtilités du raisonnement abstrait, etc. Certaines auteures ont même dû recourir au subterfuge d’un pseudonyme masculin pour être prises au sérieux, comme Georges Sand, qui fit scandale en son temps. Mais la question ainsi posée trouve sa réponse immédiatement : il ne peut y en avoir que dans le regard de l’examinateur s’il a préalablement connaissance du sexe de son élève, ce qui est, avouons-le, très souvent le cas. Dès lors la question n’est plus de savoir s’il existe de réelles différences quantifiables entre le style d’exécution d’une dissertation entre filles et garçons mais si quelqu’un qui chercherait délibérément à en trouver pourrait étayer sa théorie ? Il semble, au vu de tout un tas d’aberrations du même ordre, comme par exemple la supériorité de la race arienne sur les autres par essence ou bien l’infériorité des noirs par la forme proéminente de leur crâne auquel il manquerait les bosses relatives à l’intelligence (toute théories qui ont été soutenues le plus sérieusement du monde en leur temps) que rien n’empêche qu’un tel cas se produise, bien qu’il signerait là, non plus l’imperfection de la dissertation mais l’imperfection de l’examinateur.
 
Troisième partie
En fin de compte se pose donc essentiellement la question de l’intérêt d’une telle discrimination. A moins de vouloir à toute force justifier une obsession personnelle, qui pourrait souhaiter chercher à quantifier exactement l’importance de la sexuation individuelle dans la rédaction d’une dissertation ? Non seulement il apparaît que c’est au minimum difficile, si ce n’est impossible, mais surtout, l’idée d’une telle théorie ne pose-t-elle pas des problèmes d’ordre éthique ? Ainsi, supposer la réalité d’une différence quantifiable entre filles et garçons implique nécessairement une injustice dans la notation, à moins qu’un barème différent fonction des sexes ne s’applique. Aux dernières nouvelles, il ne semble pas que l’éducation nationale, pourtant férue de discrimination positive (pensons entre autres aux aides offertes aux élèves en difficulté ou de quartiers sensibles), se tourne vers cette voie inédite et il serait pour le moins partisan et a fortiori inadéquat dans une dissertation telle que celle-ci de supposer que l’éducation nationale puisse faire preuve d’une politique volontairement discriminante dans le mauvais sens du terme à l’égard des élèves dont elle a la charge.
 
Mais plus généralement se pose la question de savoir, dès lors qu’il convient de s’adonner à l’exercice glissant de la discrimination, c’est à dire, au sens propre, de la différenciation, où s’arrêter ? Est-il loisible de se demander quelles sont les différences quantifiables entre les noirs et les blancs dans leur style dissertatoire ? Qu’en est-il des maigres et des gros ? Des petits et des grands ? Des blonds, des bruns, des homosexuels ou des tatoués ? Sur ce point, la législation française a apporté une réponse claire et précise : tous sont égaux en droits et donc, nul n’est censé se poser ne serait-ce que de manière théorique la question de savoir s’il est possible de les discriminer. Ce serait, au sens légal du terme, le péjoratif, le moralement répréhensible, de la… Discrimination.
 
Certes, si la loi a statué et la majorité reconnue qu’il n’y avait pas de différences entre les races, et dans la mesure où les différences entre les deux sexes ont des implications un tant soit peu plus fondamentales, on se pose toujours la question de savoir, comme au départ de cet exercice, jusqu’où vont ces différences ? Et l’on pourrait arguer que sans vouloir rentrer dans la discrimination, reconnaître la distinction homme-femme est un impératif pour l’équilibre de la société et des individus eux-mêmes. C’est après tout, une thèse souvent soutenue dans les débats contre le féminisme extrême qui refuse de tenir compte d’une quelconque différence entre les sexes, même les plus évidentes. Cependant, l’on peut rester dubitatif quand à l’emploi d’un tel argument pour ce qui concerne expressément les différences stylistiques dissertatoires d’un élève fonction de son sexe, ne serait-ce que parce qu’il est difficile de prouver d’une manière plus générale qu’il existe des différences dans la manière de raisonner. Qui plus est, l’essence même de la république et de l’école publique est d’apporter une éducation égale à tous les élèves, qu’ils soient filles, garçons, enfants de médecins ou d’ouvriers. Si tant est donc qu’une différence d’ordre sexuel se faisait jour entre garçons et filles dans leur manière de rédiger une dissertation, cela marquerait l’échec du principe républicain et de l’école publique.
 
Conclusion
S’il apparaît que bien des théories passées ou présentes distinguent fondamentalement la manière de raisonner d’un homme ou d’une femme, elles semblent difficilement s’appliquer au cas précis de la dissertation. Hormis l’exception formelle que constituerait l’emploi de la première personne du singulier et donc l’accord de genre qu’il suppose possiblement dans la phrase, rien ne permet à coup sûr de distinguer une fille d’un garçon à travers son style dans l’écriture d’une dissertation. Et quand bien même l'individu utiliserait effectivement la première personne du singulier, il signerait là bien plus sûrement le mauvais élève que son sexe puisqu’il ne respecterait pas le principe de neutralité d’un exercice bien codifié. Du coup, il apparaît que la question de la discrimination sexuée filles-garçons dans la réalisation d’une dissertation est problématique en elle-même, puisque injuste et comparable au racisme. Et bien qu’il reste évident que les filles et les garçons sont par nature différents, il ne semble pas approprié de chercher les moyens de les discriminer aussi spécifiquement que dans un simple exercice demandé à des élèves de lycée supposés être tous égaux par principe républicain. Y parvenir serait d’ailleurs en ce cas la preuve de l’échec de l’école publique, puisque dans son essence même, elle est censée apporter la même éducation à tous.
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M
A la réflexion, et suite au commentaire d'Hervé, le prof pourrait tout aussi bien mettre zéro pointé pour foutage de gueule dû à un parent, démontré par la trop grande maîtrise... Mais étonnament, il peut très difficilement mettre une note intermédiaire entre le zéro et le 14... ;-)Quand à bobo la tête, oui, je sais, je suis une geek, mais vraiment, j'assume, moi, ça me fait marrer. ;-)
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M
C'est là tout le problème : si tu juges cette dissert' sur le plan formel, elle est presque irréprochable. Pas de hors-sujet, un plan progressif en 3 parties classique, chaque partie comprend 3 sous-partie élaborées avec arguments et développement. On peut éventuellement arguer que l'intro du sujet est un peu longue et trop générale (limite "de tous temps, les hommes") et que les parties et sous-parties ne sont pas tout à fait d'égales longueurs, que les sous-parties manquent d'exemples pertinents et éventuellement littéraires et donc ne pas attribuer la note max pour ces erreurs. En même temps, pour une première dissert' de seconde, elle dénoterait une maîtrise suffisante pour justifier d'une bonne note, en aucun cas inférieure à 10, quoi qu'il se passe, puisque l'essentiel est respecté (à dire vrai, dans la mesure où le formalisme est presque parfait, elle ne devrait pas obtenir moins de 14).Ceci dit, en même temps, c'est clairement du foutage de gueule, évidemment. Personne ne peut l'ignorer. Fonction de la personnalité du correcteur, il peut donc relativement légitimement la noter entre 12 et 18, soit qu'il en apprécie à sa juste valeur la prouesse, soit qu'il en soit vexé. Mettre 10 est le strict minimum et il ne peut en aucun cas mettre moins sans être obligé de considérer qu'il est lui-même incompétent, tel que préalablement défini dans la seconde partie.Bref, si j'étais le prof à qui une telle dissert' était rendue, je mettrais personnellement 15, pour marquer l'approbation de la rigueur d'exécution de la dissert' et les imperfections à corriger (celles dont nous parlions précédemment, intro, parties pas tout à fait équilibrées, etc.). C'est vraisemblablement la seule note possible qui puisse être neutre et ne dénote ni appréciation, ni dépréciation des idées exprimées dans ladite dissert', ce qui est tout le piège et le sel de la dissert'.Maintenant, quand à savoir comment traiter correctement le sujet proposé, en tout état de cause, je ne vois pas d'autre moyen que d'utiliser le plan qui est le mien, bien qu'évidemment, il est possible et d'ailleurs souhaitable de le faire SANS se foutre de la gueule du prof... Et bien sûr, de le faire avec le plus de rigueur formelle dans l'exécution possible, parce que clairement, sur un sujet tel que celui-ci, rien d'autre ne peut te sauver.
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H
bobo la tête quand même... Mais je suis d'accord avec romanozo, on veut la correction ! la moyenne des résultats, la plus haute, la plus basse... et surtout les différences de notes entre garçons et filles (et puis éventuellement avoir la bio du prof, elle doit être intéressante)En tout cas, cette dissertation n'est en aucun cas du niveau de seconde que j'ai eu, ou que mes camarades avaient. Le nombre de pages blanches et de bulles devrait monter en flèche !Sinon je ne pense pas qu'un "mec" ait le courage d'écrire à son prof (homme ou femme d'ailleurs ?) "ma queue m'empêche de réfléchir", car paradoxalement il aura du réfléchir pour arriver à cette association : mec + queue => pas de cerveau :-)
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E
HILARANT ! Le foutage de gueule total... Mais comment veux tu noter cette dissertation ? D'ailleurs comment veux-tu apporter le moindre argument solide sur un tel sujet ? Les élèves doivent être notés uniquement sur la forme, ce doit être le but de ce sujet impossible. Ou alors le prof est un peu con-con, ce qui arrive souvent...Tu me diras comment l'histoire finit, et si le prof a fait un corrigé ? J'aimerais bien jeter à coup d'oeil à ce que ce gars-là appelle la "disserte idéale" sur ce sujet...
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