De la radicalisation des opinions

Publié le par Mel

Bonjour les zamis !

Pour la dernière fois, sans doute, je vais encore parler spécifiquement de la France et des résultats de l'élection présidentielle. Vous n'êtes pas sans savoir, que vous soyez au Maroc, en France ou ailleurs, que Nicolas Sarkozy a gagné avec 53% des suffrages et un taux de participation record. Malgré mon opposition, en bonne républicaine que je suis, je ne peux que m'incliner évidemment devant l'écrasante légitimité du candidat qui deviendra très bientôt notre nouveau président de la république.

Ceci posé, (cela allait sans dire, mais cela va toujours mieux en le disant), une autre évidence me frappe avec énormément de force : cette victoire et les troubles qui l'ont accompagné, un peu partout en France, que ce soit à Paris ou en province ne peut que m'obliger à constater la radicalisation des opinions politiques françaises. Il est évident qu'avec 30% des suffrages au premier tour et 53% au second, Nicolas Sarkozy représente les aspirations d'une part très importante de la population française. Je ne doute d'ailleurs pas que les législatives lui donnent une majorité solide et là encore écrasante pour appuyer sa politique. Cependant, d'un autre côté, une partie des français, certes minoritaire mais toutefois bien présente également, ressent visiblement une grande inquiétude qui s'est exprimé via les troubles de dimanche soir.

Si l'on peut se féliciter que notre pays ait regagné le sens de l'importance du vote démocratique, on peut à juste titre s'inquiéter de voir que les passions les plus violentes s'y attachent. Là encore, il va sans dire que je suis contre les débordements de tout ordre et contre toute opposition par la violence. Comme tout un chacun récemment, je pensais que ces temps étaient révolus et que nul ne pourrait en France mobiliser la population pour des débordements aussi fâcheux. Or Reuters annonce qu'il est probable qu'une partie de ces débordement furent causé par des opposants politiques et non simplement des casseurs de banlieue inquiets des déclarations fracassantes en terme d'immigration et de police de M Sarkozy. Et là encore, je vois le signe d'une radicalisation des plus inquiétantes.

J'espère donc aujourd'hui que ce vote représente bien la consécration d'un système démocratique qui fonctionne et non l'opposition de deux Frances devenues ennemis idéologiques. J'espère que nous saurons tous raison garder, quelles que soient nos idées et que ce choix démocratique que je regrette mais qui est respectable remplira les espoirs de ceux qui ont porté M Sarkozy au pouvoir sans justifier les inquiétudes de ceux qui s'y sont opposés.

Il va sans dire enfin qu'ici, la plupart des marocains avec qui j'ai discuté étaient inquiets à propos des visas, des rapports entre la France et l'islam, des expulsions possibles voire probables d'une partie de la communauté marocaine en France. J'espère là encore que l'avenir nous dira que le choix souverain de la France et des français n'a pas été celui de l'exclusion mais bien celui du rassemblement et du progrès.

Et en attendant, je ferme la parenthèse de mon très court engagement politique et je reviens à mes premiers amours, la littérature et la culture, priant pour m'être trompée et que cette radicalisation, que je ressens flagrante, non seulement en France mais partout, n'ai pas de conséquences fâcheuses pour l'avenir.

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Publié dans Réflexions en vrac

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M
53% des votants, soit près de 19 millions de français ont voté pour Nicolas Sarkozy, cela s'apelle une marge confortable, certes, mais pas un plébiscite non plus, faudrait pas déconner. Nous sommes près de 60 millions en France et Nicolas Sarkozy doit être notre président à tous.<br /> Alors oui, le peuple français s'est exprimé pour qu'il mette en oeuvre sa politique et sa politique est... énergique. Cependant, dès le départ, il était évident qu'il aurait malgré tout des opposants et qui plus est, des opposants inquiets et son devoir comme celui de ses supporters politiques est de les rassurer, pas de les traiter de fachos !<br /> Résumer 3 nuits de violences consécutives en prenant deux exemples réducteurs et en qualifiant tout cela de manoeuvre de la gauche, je trouve ça au mieux simpliste. Oui, ces violences sont regrettables, oui, il est évident qu'elles sont le fait d'opposants politiques et peut-être sont-elles manipulées. Mais l'on a vu comme la gauche, extrême ou pro-centriste était réduite. Rien de tout cela ne se passerait si l'inquiétude d'une frange de la population française n'était pas réelle : on ne soulève pas les gens comme cela. D'autant que tu ne prends que des exemples parisiens, que l'on pourrait rapprocher des émeutes de banlieues, mais non : c'est dans toute la France que des incidents graves se produisent toutes les nuits depuis son élection.<br /> Alors ne prenons pas à la légère cet état de fait, tirons-en des leçons et pour le bien de la démocratie, je prie pour le le président de la république nouvellement élu sache rassembler et non simplement, comme tu le fais, rejeter au nom d'une élection qui lui donne les moyens d'avancer mais non tous les droits.
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J
Le peuple a tranché clairement pour une politique claire; ça peut ne pas plaire, et évidemment ça ne plait pas à certains mais c'est comme ça.<br /> Le pillage de magasins rue du faubourg saint-Antoine et le caillassage de la synagogue de la rue de la Roquette ne me paraissent pas ressortir d'un débat politique.<br /> Quand au reste, je ne peux l'exprimer clairement ici mais rappele toi que je me suis longtemps occupé de voitures haut de gamme et que j'appartiens à un monde associatif ou se cotoient des habitués des palais nationaux et des imprimeurs. <br /> On en reparlera de vive voix pour plus de détails.<br /> Bises<br />  
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M
Bonjour,<br /> J'ai dit "raison garder des DEUX côtés", Jean-Marie, réagir par des insultes à ce qui est, certes avec violence, l'expression d'une inquiétude réelle ne va pas arranger les choses.<br /> Le discours de rassemblement, ce n'est pas traiter les autres de fascisme quand on en est soupçonné soit-même, mais bien démontrer par ses actes et ses propos la modération de bon aloi qui ira dans le bon sens. Que M Sarkozy ait été élu pour faire des réformes, va, mais s'il doit être le président de tous les français et non le président d'une France contre l'autre comme il l'a annoncé dans son discours, ce genre de manoeuvre n'est plus à l'ordre du jour pour vous non plus.<br /> Se battre contre la radicalisation idéologique, c'est ne pas tomber dans ces ornières faciles. "Méprisable manipulation dont la gauche a le secret", à qui espère-tu faire croire qu'il y a encore une gauche, de nos jours ? Le PS se déchire et les partis d'extrême-gauche n'ont même pas recueillis le quorom pour que leur campagne soit remboursée.<br /> Que ces agitations soient provoquées, peut-être, mais soyons clairs sur une chose : de même que je n'avais jamais vu un ministre de l'intérieur désavoué par la police avant Sarkozy, je n'avais jamais vu une élection présidentielle provoquer de troubles.  Il est donc urgent que ce programme d'apaisement dont on nous parle depuis quelques temps, que ces "j'ai changé" dont a parlé notre futur président soient effectifs et qu'ils calment les inquiétudes de tout un chacun. De l'énergie, donc, mais pas d'outrances, sans quoi nous serons effectivement dans une crise démocratique. Réelle.
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J
Une petite frange de l'extrème gauche, qui constiotue en réalité une sorte de bande fasciste, se laisse aller à ce type de comportement.<br /> Elle montre ainsi aux gogos la profondeur de ses convictions démocratiques.<br /> Derrière la brave Arlette et le gentil facteur Besancenot se cache un régime de terreur, il faut en être conscient.<br /> La candidate socialiste de son côté aurait gagné à ne pas pas faire des déclarations irresponsables il y a quelques jours sur des incidents à craindre en cas de victoire de Nicolas Sarkozy....<br /> Une de ces méprisables petites manipulation dont la gauche à le secret...
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