Bibliothèques et livres migrateurs
Alors aujourd'hui, j'ai pas grand chose à dire. Je pourrais jouer la facilité, vous parler du divorce possible mais impossible, de par la Constitution Française, de notre couple présidentiel, ou alors ressortir la suite de mes articles et différents écrits sur l'uchronie, mais je me réserve ça pour quand je serais pas là, de manière à ce que vous ne soyez pas sevrés durant tout un long mois de ce blog qui, je le sais, vous est devenu aussi indispensable que l'air que vous respirez (sic !).
Ergo, je vais faire du remplissage ou si vous préférez, écrire pour ne rien dire. Il paraît que je suis forte à ce jeu-là. La dernière fois, je vous en ai mis quasi 10 000 signes, c'est dire. Mais bon, là, je ne vais pas vous imposer ça, parce que de toute façon, j'ai du boulot, des millions de trucs à préparer avant mon départ, bref, j'ai une vie, moi.
Depuis que nous avons installé nos bibliothèques et sortis les livres des cartons, c'est un peu tous les jours noël. Cela faisait tellement longtemps que je ne les avais pas vu ! Je les caresse amoureusement du regard quand je suis dans le salon, je les relis, lentement, pour le plaisir. En particulier la littérature "blanche" ou générale, si vous préférez. Parce qu'à Paris, les dernières années, c'était devenu impossible ou quasi d'en lire, entre le boulot qui trouvait le moyen de se surmultiplier, la SF que je devais lire pour mon boulot, le manque de place qui faisait que les livres s'auto-enterraient sous la pile des nouveautés. Du coup, il y a plein de merveilles que j'ai quasi oublié et que je peux, aujourd'hui, savourer en paix, sachant qu'à la fin, ils auront une place à retrouver et ne passerons pas 8 mois à s'abîmer sur une commode avant de finir dans un coin, pleins de poussière et d'oubli, jusqu'à la prochaine tentative de rangement rationnel qui les mettait en carton ou les uns sur les autres, en pile instable, dans un coin de la chambre inutilisé.
En revanche, je n'ai toujours pas trouvé le temps de ranger alphabétiquement la bibliothèque. J'ai la flemme. ça fait quand même de l'ordre de 2500 bouquins à ranger selon d'abord le genre, le format puis l'ordre alphabétique d'auteur. Oui, le genre et le format d'abord : les poches d'un côté, les grands formats de l'autre, SF ici, blanche là-bas, les moyens formats par-ci et les faux poches... Avec les poches, j'ai plus de place. Par format et grand genre (BD, SF, blanche, Contes, Références, Histoire, JdR...), c'est fait. Alphabétiquement, non, vraiment la flemme. Peut-être à mon retour, une catégorie/bibliothèque à la fois (les poches blanches, puis les poches SF, puis les très grands formats SF, puis les moyens formats SF, etc.). On verra bien. Par contre, j'ai déjà commencé à prêter mes livres. Y'en a un peu partout dans Casa, mais aussi à Bruxelles, à Paris, à Bordeaux, je crois... Bref, j'essaime. Je tente encore une fois de me souvenir d'à qui j'ai prêté quoi, je me promets, une fois encore, de tout noter et puis bien sûr, j'oublie et sans doute en perdrais-je dans la bataille encore quelques-uns. On verra bien.
En même temps, c'est un peu le destin des livres de se perdre et de se transmettre de la manière la plus étrange qui soit, à coup de hasards et de détours dans les greniers des gens. D'ailleurs, il existe une initiative américaine, je crois, que j'ai toujours trouvé fascinante et qui se développe de plus en plus : le passe-livre. Le principe est le suivant : on lit un livre et puis on l'abandonne dans un endroit public, genre le métro, un bus, un banc public, peu importe, avec une note à l'intention de qui le trouvera, le lira et peut-être, comme vous auparavent, le critiquera sur un site Web où chaque livre est enregistré avec les commentaires de ses lecteurs anonymes. Et ainsi de suite, si le trouveur a la gentillesse de le passer à son tour à un parfait inconnu, livré au hasard, dans un lieu public. Là, vous trouverez le site Web franco/italien et là, le site Web belge de son équivalent. Les règles changent un tant soit peu d'un site à un autre, mais le principe reste le même et moi, personellement, il me fascine : je le trouve poétique. D'ailleurs, je suis tout à fait persuadée que je ferais passer, par un système ou un autre, les livres que j'écrirais pour voir s'ils prennent leur envol.
Sinon, pour rester dans le domaine du livre, vous savez sans doute que je pars en France avant tout pour aller aux Utopiales de Nantes, le grand festival de l'imaginaire qui rassemble auteurs de SF, cinéastes, BDéastes, auteurs de jeux, etc. Je viens d'obtenir mon acréditation presse (même si, officiellement, je ne suis plus vraiment journaliste, outre qu'on ne sait jamais, je suis dans leurs fichiers et j'entend bien faire quelques interviews que je revendrais vraisemblablement) et je me réjouie de retrouver cette ambiance rigolote de salon à la fois littéraire et très détendu parce que bon, on est clairement dans le domaine de l'imaginaire... Un mélange détonnant d'auteurs qui ne se prennent pas au sérieux, d'organisateurs qui eux, le font parfois un peu trop, de visiteurs de tous âges et tous styles, d'expos intéressantes, de films délirants, de foule, de musique et d'alcool. Oui, on boit beaucoup à la buvette qui va bien. Beaucoup... Parfois tellement que la dernière fois que j'y suis allé, pour un salon qui durait à peine 3 jours, on m'a remis quelques 40 tickets de boisson avec lesquels j'ai pu faire de nombreuses et fructueuses interview en payant des coups à boire. Je me réjouis d'avance et je jubile : ça devrait être sympathique, rigolo et, avec un peu de chance, intéressant à tous points de vu. Je vais présenter les Loups, discuter avec des gens, faire quelques interviews, etc. Ce qui me fait penser qu'il faut à tout prix que j'envoie le manuscrit (du moins la première partie) dès maintenant, en signalant aux éditeurs que j'y serais, pour qu'on puisse, éventuellement, prendre RdV. Encore une des milliers de choses à faire très vite, maintenant. Bon, avant la fin de la semaine, donc.
Du coup, ça y est, l'affolement me gagne : tant et tant à faire, encore ! Il faut que je file, je vous laisse.
Ergo, je vais faire du remplissage ou si vous préférez, écrire pour ne rien dire. Il paraît que je suis forte à ce jeu-là. La dernière fois, je vous en ai mis quasi 10 000 signes, c'est dire. Mais bon, là, je ne vais pas vous imposer ça, parce que de toute façon, j'ai du boulot, des millions de trucs à préparer avant mon départ, bref, j'ai une vie, moi.
Depuis que nous avons installé nos bibliothèques et sortis les livres des cartons, c'est un peu tous les jours noël. Cela faisait tellement longtemps que je ne les avais pas vu ! Je les caresse amoureusement du regard quand je suis dans le salon, je les relis, lentement, pour le plaisir. En particulier la littérature "blanche" ou générale, si vous préférez. Parce qu'à Paris, les dernières années, c'était devenu impossible ou quasi d'en lire, entre le boulot qui trouvait le moyen de se surmultiplier, la SF que je devais lire pour mon boulot, le manque de place qui faisait que les livres s'auto-enterraient sous la pile des nouveautés. Du coup, il y a plein de merveilles que j'ai quasi oublié et que je peux, aujourd'hui, savourer en paix, sachant qu'à la fin, ils auront une place à retrouver et ne passerons pas 8 mois à s'abîmer sur une commode avant de finir dans un coin, pleins de poussière et d'oubli, jusqu'à la prochaine tentative de rangement rationnel qui les mettait en carton ou les uns sur les autres, en pile instable, dans un coin de la chambre inutilisé.
En revanche, je n'ai toujours pas trouvé le temps de ranger alphabétiquement la bibliothèque. J'ai la flemme. ça fait quand même de l'ordre de 2500 bouquins à ranger selon d'abord le genre, le format puis l'ordre alphabétique d'auteur. Oui, le genre et le format d'abord : les poches d'un côté, les grands formats de l'autre, SF ici, blanche là-bas, les moyens formats par-ci et les faux poches... Avec les poches, j'ai plus de place. Par format et grand genre (BD, SF, blanche, Contes, Références, Histoire, JdR...), c'est fait. Alphabétiquement, non, vraiment la flemme. Peut-être à mon retour, une catégorie/bibliothèque à la fois (les poches blanches, puis les poches SF, puis les très grands formats SF, puis les moyens formats SF, etc.). On verra bien. Par contre, j'ai déjà commencé à prêter mes livres. Y'en a un peu partout dans Casa, mais aussi à Bruxelles, à Paris, à Bordeaux, je crois... Bref, j'essaime. Je tente encore une fois de me souvenir d'à qui j'ai prêté quoi, je me promets, une fois encore, de tout noter et puis bien sûr, j'oublie et sans doute en perdrais-je dans la bataille encore quelques-uns. On verra bien.
En même temps, c'est un peu le destin des livres de se perdre et de se transmettre de la manière la plus étrange qui soit, à coup de hasards et de détours dans les greniers des gens. D'ailleurs, il existe une initiative américaine, je crois, que j'ai toujours trouvé fascinante et qui se développe de plus en plus : le passe-livre. Le principe est le suivant : on lit un livre et puis on l'abandonne dans un endroit public, genre le métro, un bus, un banc public, peu importe, avec une note à l'intention de qui le trouvera, le lira et peut-être, comme vous auparavent, le critiquera sur un site Web où chaque livre est enregistré avec les commentaires de ses lecteurs anonymes. Et ainsi de suite, si le trouveur a la gentillesse de le passer à son tour à un parfait inconnu, livré au hasard, dans un lieu public. Là, vous trouverez le site Web franco/italien et là, le site Web belge de son équivalent. Les règles changent un tant soit peu d'un site à un autre, mais le principe reste le même et moi, personellement, il me fascine : je le trouve poétique. D'ailleurs, je suis tout à fait persuadée que je ferais passer, par un système ou un autre, les livres que j'écrirais pour voir s'ils prennent leur envol.
Sinon, pour rester dans le domaine du livre, vous savez sans doute que je pars en France avant tout pour aller aux Utopiales de Nantes, le grand festival de l'imaginaire qui rassemble auteurs de SF, cinéastes, BDéastes, auteurs de jeux, etc. Je viens d'obtenir mon acréditation presse (même si, officiellement, je ne suis plus vraiment journaliste, outre qu'on ne sait jamais, je suis dans leurs fichiers et j'entend bien faire quelques interviews que je revendrais vraisemblablement) et je me réjouie de retrouver cette ambiance rigolote de salon à la fois littéraire et très détendu parce que bon, on est clairement dans le domaine de l'imaginaire... Un mélange détonnant d'auteurs qui ne se prennent pas au sérieux, d'organisateurs qui eux, le font parfois un peu trop, de visiteurs de tous âges et tous styles, d'expos intéressantes, de films délirants, de foule, de musique et d'alcool. Oui, on boit beaucoup à la buvette qui va bien. Beaucoup... Parfois tellement que la dernière fois que j'y suis allé, pour un salon qui durait à peine 3 jours, on m'a remis quelques 40 tickets de boisson avec lesquels j'ai pu faire de nombreuses et fructueuses interview en payant des coups à boire. Je me réjouis d'avance et je jubile : ça devrait être sympathique, rigolo et, avec un peu de chance, intéressant à tous points de vu. Je vais présenter les Loups, discuter avec des gens, faire quelques interviews, etc. Ce qui me fait penser qu'il faut à tout prix que j'envoie le manuscrit (du moins la première partie) dès maintenant, en signalant aux éditeurs que j'y serais, pour qu'on puisse, éventuellement, prendre RdV. Encore une des milliers de choses à faire très vite, maintenant. Bon, avant la fin de la semaine, donc.
Du coup, ça y est, l'affolement me gagne : tant et tant à faire, encore ! Il faut que je file, je vous laisse.
Publicité