Mercredi 28 novembre 2007
Me voilà enfin de retour après un mois sur le continent polaire (ou en tout cas, c'est à peu près ainsi que je l'ai vécu). Ben je vais vous dire, les amis, ça fait vachement du bien de voir le soleil briller et de n'avoir plus constament froid ! C'est fou comme on se déshabitue vite de ce genre de désagréments. Je vous assure que j'ai passé un temps considérable emitouflée comme une pauvre chose grelottante, la goutte au nez et les doigts gelés, mlagré une température extérieure somme toute pas si terrible que ça et pas moins de 2 à 3 pulls plus doudoune de sport d'hiver, plus gants gentiment offerts par une Sandra apitoyée, plus une à deux couches de polaires sur les genoux.... Oui, vous avez bien compris, à l'intérieur comme à l'extérieur !!! (je repense en particulier à un épisode particulièrement folklo dans le genre émigrée ukrainienne où j'étais dans un bus touristique à Bruxelles, avec ma polaire sur les genoux... Oui, je sais, à un certain niveau, le ridicule PEUT tuer, au moins socialement.)

Bref, ici, comme d'habitude, les oiseaux chantent, le ciel est d'un bleu pur de bord de mer et la température bien plus clémente, ce qui me fait l'effet d'une résurection après mon périple par ailleurs extrêmement agréable en Europe.

Comme vous le savez, j'ai donc commencé mon trip par le salon des Utopiales à Nantes, où, comme d'habitude, j'ai eu le privilège de rencontrer des tas d'auteurs mythiques, des tas d'éditeurs intéressants voire (ce qui est encore mieux !) potentiellement intéréssés, bref, ce fut tout ce que j'en attendais et plus encore, donc I'm in business, quoique, faudrait pas déconner non plus, je n'ai pas eu deux fois la chance de trouver un éditeur sur projet (mais plusieurs éventuellement intéressés par ce que j'avais à leur proposer une fois fait). Donc y'a plus qu'à, hein, une broutille, n'est-ce pas, haha. Hahem. Bref. J'ai du boulot par dessus la tête, je sais pas par quoi commencer (une fois fini ce que j'ai en cours. AAARGH !!!! J'chuis en retard !!!!), donc que du bonheur, mais ça va pas être coton, quoi.

Ensuite, j'ai eu le plaisir, que dis-je, le privilège de passer successivement par Bordeaux voir ma môman à moi que même que j'en ai qu'une, alors vous pensez comme je l'aime, puis par Buzet voir ma soeurette à moi que même que j'en ai qu'une alors cf. réflexion précédente, mon joli-frérot-mari-de-ma-soeur (donc évidemment, j'en ai qu'un de cette sorte, donc idem réflexion précédente) et mes nièces et neveux (là, j'en ai 5, mais comme ils sont tous très différents les uns des autres, ça compte pour un chacun bien séparément, donc cf. réflexion plus haut), par Paris voir tous mes copains (du moins ceux qui n'étaient pas paralysés par la grève des transports) ce qui m'a comblée de joie puisque eux aussi, je les aime chacun pour lui même ce qui fait que voir réflexion du début de phrase interminable et enfin par Bruxelles voir ma cousine à moi que j'en ai qu'une également et son homme qu'elle en a qu'un aussi à ce que je sais, ce qui fait que comme d'hab', voir plus haut pour évaluer ma satisfaction évidente à les voir.

Bref, ce fut bien sympa et je ne regrette pas un instant d'être partie si longtemps.... Et en même temps, c'est pas demain la veille que je vais recommencer, et ce, pour tout un tas de bonnes raisons :

1) JMA m'a manqué
2) il fait froid !!!!
3) vous l'ai-je déjà dit ? Il fait vachement froid en Europe !!!
4) les minettes m'ont manquées
5) AARGH !!! J'ai un boulot monstre !!!
6) AARGH !!! J'ai vraiment un boulot monstre !!!
7) En plus, maintenant, en Europe, ils aiment plus les fumeurs et donc on est obligé de fumer dehors et vous savez quoi ? Dehors, il fait froid !!!

Bref, enfin, home warm home, quoi ! ;-)
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Jeudi 29 novembre 2007
Alors aujourd'hui, je ne suis encore clairement pas suffisament remise de mes émotions de voyage pour pouvoir vous faire un post hautement intellectuel et intéressant (sic !). Or donc, quand on n'a pas l'intellect nécessaire à parler de choses intéressantes, on parle de... voiture, évidemment !

Ben oui, parce que nous les ex-parisiens sans voiture (t'es pas fou ?!? t'as vu ce que ça consomme, une bagnole, et puis ça sert à rien, ça pue, ça pollue et puis faut voir le budget prunes, aussi !!!), sommes en train d'acheter une voiture. Une Honda Jazz, pour être précise, en partie à crédit à 0% d'où le "en train" dans la mesure où pour l'instant, nous sommes dans la phase "dossier d'emprunt", mais bon, disons que en toute logique, cela devrait se faire rapidement, quoi.

Une fois résolues les questions d'ordre pseudo morales évoquées plus haut, il faut bien reconnaître qu'à Casa, une voiture, ça serait bien pratique, tout de même. Pour se ballader, pour JMA pour aller au boulot, pour faire les grosses courses... Pour tout, quoi.

Du coup, une des questions principales que nous nous sommes posés concernait la couleur de Titine (v'z'avez remarqué ? On vient de passer de "bagnole" à "Titine"... Si c'est pas un signe de dégénérescence, ça...), parce que le choix est en réalité limité chez le concessionaire du coin : bleu très clair presque gris, noir ou bien rouge. Or là est le dilemme : le rouge est la couleur des petits taxis casaouïs. Mais d'un autre côté, le rouge, c'est ma couleur favorite. Et puis ce rouge là, c'est pas vraiment le rouge des petits taxis. Et puis il est bôôôô !

C'est une voiture très féminine, la Honda Jazz, la preuve, c'est que le rouge de la carosserie, on dirait un rouge à lèvre gourmand et que sur le logo, on voit une ch'tite gemme toute jolie qui reprend, entourée de métal genre argent, la couleur de la voiture. Et puis les phares arrières, ils sont un peu violets sur les bords, et puis Titine elle a un miroir des deux côtés : conducteur comme passager. C'est dire à quel point elle est féminine, quoi. Sinon, plus pragmatiquement, les Honda ont en général un moteur correct et fiable, c'est une petite citadine qui a l'intelligence d'avoir un grand coffre et elle est pas chère. Bref, elle est d'un bon rapport qualité-prix pour une voiture qui ne fera jamais de très longs trajets mais peut faire un peu de route, à quatre, en tout cas, pas à cinq, parce que là, ça serait un peu serré.

Bref, du coup, remonte à la surface un autre de mes stigmates d'ex parisienne : j'ai pas le permis !!!! Ben oui, quoi, à quoi ça m'aurait servi de passer le permis pour ne jamais conduire, hein ? Mais bon, c'est sûr que d'un autre côté, tant que je l'ai pas, ça va pas être pratique d'avoir une Titine si féminine et que je puisse rien en faire... Evidemment, pour JMA, pas de problème, il va pouvoir aller au boulot tranquille, par exemple.  Mais en même temps, j'ai bien vu, Titine quand on a été lui rendre visite et que JMA me l'a présenté qu'elle m'a fait un clin d'oeil... Va falloir agir !

L'aspect rassurant de la chose est que avoir le permis au Maroc, c'est pas bien cher ni très compliqué. Les copains sont même obligeamment en train de m'expliquer que, moyennant un arrangement à l'amiable avec l'examinateur, et si je n'avais pas le temps, je pourrais même l'obtenir sans examen (sic !).

L'aspect flippant de la chose est que... avoir le permis au Maroc, c'est pas très compliqué. Ben oui, quoi ! C'est que je sais vraiment pas conduire, moi ! Donc va quand même falloir qu'on me donne des leçons, parce sinon, ben je saurais pas faire...

Pfuuu !!! Encore une chose de plus à rajouter à mon programme chargé... AARGH ! Ch'uis en retard !!!!

hondajazz.jpg
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Vendredi 30 novembre 2007
Ce matin, j'ai été faire des courses. Fascinant, me direz-vous. Oui, n'est-ce pas ? Parce que comme je déteste faire des courses, j'en profite à chaque fois pour me prendre un petit-dej à la terrasse d'un café de Maârif, au soleil, et lire tranquilou le journal. C'est ma pause à moi pour me récompenser et faire de cette corvée un petit plaisir. Et ce matin, mon petit-dej m'a apporté tout un tas de réflexions, de par la conjecture de trois éléments :

1) Je reviens de France et d'Europe en général,
2) dans le journal, un article m'a appris un élément que j'ignorais (il faut dire que je ne me tiens pas au courrant aussi) de la vie politique marocaine,
3) comme à chaque fois, cela n'a pas manqué, j'ai eu le plaisir de discuter avec des voisins de table.

Oui, dis comme cela, ça paraît disparate. Mais un peu de patience et vous comprendrez. Reprenons les événements dans l'ordre : d'abord, le mois passé en Europe.

Que ce soit en France ou en Belgique (mais surtout en Belgique, c'est vrai, pour des raisons d'immigration marocaine importante dont, malheureusement, une minorité agressivement visible voilée des pieds à la tête), les questions sur ma vie ici fusèrent et les gens qui ne lisaient pas ce blog ne semblaient pas vraiment comprendre quand je leur disais que oui, vraiment, je pouvais vivre sans porter le voile et même, m'habiller sexy quand je le souhaitais sans qu'un rassemblement d'exités ne veuille me violer puis me lyncher illico au carrefour. L'idée que je puisse vivre et être acceptée en tant que chrétienne (puisque JMA et moi sommes catholiques) a rencontré quand à elle une incrédulité farouche que rien n'a pu réellement ébranler. Bref, les idées reçues concernant ce pays dans lequel la liberté de culte est garantie par la constitution et qui ne souffre pas du tout d'extrêmisme sont de plus en plus éloignées de la réalité et j'ai parfois le sentiment que l'on perd considérablement le sens commun à force de se racrapoter sur soi-même, effrayés que nous sommes par le Grand Extérieur Hostile qui veut Venir CHEZ NOUS et nous Imposer Ses Lois Iniques en Nous Enlevant Le Pain De La Bouche. Mouais. Personellement, cela m'a laissé un goût légèrement amer.

Il faut dire aussi que les choses ont bien changées. A Bruxelles, largement touchée par le chômage, les immigrés maghrébins sont souvent pauvres et incultes. Ils se sentent, comme partout en Europe, agressés par le regard des autres et réagissent, comme souvent les incultes, bêtement, en se raccrochant à une compréhension de l'Islam des plus restrictives et des moins sympathiques. D'ailleurs, quand ils reviennent au bled (oui, même au bled !!!), ils sont tout aussi à la ramasse et ne comprennent pas que oui, les femmes travaillent, non, elles ne sont plus voilées façon ninja et cloitrées, etc. [EDIT : suite à la réflexion pertinente de Julien en commentaire, je tiens à rectifier une possible mauvaise interprétation de ce passage : les femmes marocaines n'ont jamais été traditionellement voilées façon ninja. En revanche, jusqu'à pas si longtemps, beaucoup étaient cantonnées au rôle domestique et ne sortaient jamais de chez elles. D'ailleurs, une des explications courramment admise pour la multiplication du voile de toute sorte, du hijab au ninja, est que justement, les femmes sortent plus dans le monde...] Je pense qu'il est vraisemblable que seule un minorité réagisse ainsi, seulement, elle est éminement visible et dérangeante pour une Europe laïque et embourbée dans des problèmes moraux assez conceptuels vis-à-vis du conflit israélo-palestinien et des problèmes de sous bien concrets, eux, qui font moins souvent mettre la main à la poche et avec plus de ressentiment quand on compte chaque euro pour boucler ses fins de mois inquiètes.

Quand à la France... Ah ! La France ! On l'a voulu, on l'a eu, notre Président de la Rupture et du Ministère à l'intégration ! C'est pas pour rien... Le match France-Maroc qui a vu la Marseillaise sifflée par des supporters d'origine maghrébine a donné lieu à un déchaînement de passion haineuse dont presque tout le monde m'a parlé. Et c'était beau comme un symphonie, tiens. Le commentaire le plus courrant et la Voix du Peuple (ou de son Maître ?) était évidemment l'antienne : "s'ils ne sont pas contents, ils ont qu'à RENTRER CHEZ EUX !!!" avec force, conviction et certitude de son bon droit à l'appui. Malheureusement, et je suis bien désolée d'être la seule à le rappeler encore, chez eux, c'est la France, parce qu'ils sont français. Ne croyez pas un instant que des marocains ou des algériens se soient déplacés rien que pour le plaisir de siffler un hymne étranger dont ils se tamponneraient le coquillard si toutefois ils s'en préoccupaient une seule seconde, vu que c'est pas le leur, d'hymne. Et c'est bien normal : vous le connaissez, vous, leur hymne ? Ben non. Et vous vous en foutez. Ben eux c'est pareil, voyez. Donc ce sont bien des français d'origine maghrébine, certes, mais des français TOUT DE MEME qui ont sifflés leur propre hymne national. Et ça, alors même que quasi tout le monde vous dira qu'il est haineux et pas beau, notre hymne (encore que pour moi, il garde l'avantage indéniable d'être historique et symbolique d'un événement très important de notre culture), ben ça choque. On Ne Siffle Pas Un Hymne National, Môôsieur !

Quelquefois, j'ai osé demandé si ça ne devrait pas frapper les consciences que des français rejettent avec une telle violence le symbole de l'unité de la nation qu'est notre hymne (comme tous les hymnes, en fait, c'est à ça que ça sert), si cela ne dénotait pas l'importance du trouble que traverse notre société. On m'a répondu que, français ou pas, ils n'étaient pas bien intégrés et qu'ils aillent au diable ces immigrés hooligans de banlieue parce que ce n'était pas ça, être français et qu'ils avaient donc (rebelotte, remarquez l'étendue de l'argumentation) qu'à se barrer ailleurs s'ils étaient pas contents. Une fois ou deux, j'ai fait remarqué à mon interlocuteur que mon père était anglais et moi-même née en allemagne, mon mari d'origine espagnole, voire, mon interlocuteur lui-même immigré de deuxième ou troisième génération seulement. C'est normal, il n'y a pas de peuple français, on est une mosaïque. Y'a qu'à voir notre président, d'ailleurs. Mais on m'a fait remarqué avec stupeur que "ce n'était pas pareil, voyons !" Parce que nous, on est si bien intégrés, tandis qu'eux... Ils ont qu'à se barrer puisqu'ils sont pas contents. Une fois, je me suis suffisamment agacée (comprendre que j'avais, avec mon grand sens des proportions, quasi la bave aux lèvres) pour répondre qu'en effet, cela semblait la seule solution et d'ailleurs, c'était celle que j'avais choisie : non, je ne suis pas contente de la société française et oui, je me suis barrée. Et avec plaisir, encore !

Une fois passé ce triste épisode pas très bon pour mon coeur (que je n'ai pas malade, mais bon, s'énerver n'est jamais bon), je me suis rendue compte avec stupeur et énormément de chagrin que mes interlocuteurs étaient, dans leur immense majorité, des gens très biens, éduqués, sympathiques et qu'ils ne se considéraient pas pour deux sous racistes. En même temps, c'est normal, je ne vais pas en France pour voir des cons, non plus. Et pourtant... Comme ce discours a un refrain connu ! Pour peu que l'on remplace "arabe" (terme générique on ne peut plus impropre mais en usage en Europe) par "juif", on se souviendrait peut-être que ces discours ont mené à la justification du plus grand crime contre l'humanité jamais perpétré il n'y a pas plus de 60 ans en Europe.

Mais cela, je l'ai déjà dit, mainte et mainte fois, sur ce blog et ailleurs, aux gens que je connais, à ma famille, à mes amis et cela ne semble jamais suffire. C'est ce pourquoi j'espère que mon petit-dej' de ce matin pourra peut-être m'aider à avancer quelques arguments de plus.

Dans le journal, un article concernant je ne sais plus quoi, m'a fait sursauter car on y parlait de plusieurs femmes ministres dans l'exercice de leurs fonctions. Alors j'ai regardé plus en détails : au Maroc, pays musulman et craint en Europe comme un fauteur de troubles extrémistes moyen-âgeux, il n'y a pas moins de 5 femmes ministres : 

Ministre de l’Energie et des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Mme Amina BENKHADRA
Ministre de la Santé publique, Mme Yasmina BADDOU
Ministre de la Jeunesse et des Sports, Mme Nawal MOUTAWAKIL
Ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Nouzha SKALLI
Ministre de la Culture, Mme Touriya JABRANE 

Plus 2 secrétaires d'état :

Secrétaire d’Etat auprès du Ministre l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche scientifique, chargée de l’Enseignement, Mme Latifa LABIDA
Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères, mme Latifa AKHERBACH

Donc voyez, c'est pas si terrible que ça, le Maroc et l'Islam. Cela n'empêche pas la modernité et le XXIe siècle. C'est sûr que ce n'est pas nécessairement suffisant et que les femmes ont encore du mal à percer en politique, mais sommes-nous si différents en Europe où les salaires des femmes sont inférieurs à ceux des hommes à compétence et poste équivalents, où un chef d'entreprise peut dire à la télé qu'à compétences égales, il préférera toujours un homme qui ne le fera pas chier avec ses gosses ou ses règles ? (véridique, entendu à la télé il y a un an et demi, avant notre départ...).

Reste le dernier point, qui, s'il ne vous convainct pas, vous rassurera peut-être : les marocains ont compris le message, ils ne veulent plus vivre en France. C'est l'essence de la conversation que j'ai eu avec mes voisins de table de ce matin : quand on voit ce qu'il se passe en France et que les français se précipitent ici, au Maroc, où l'on sait encore vivre, ne pas tuer nos petits vieux par manque de soins, et ne pas se déshumaniser sous prétexte que l'état providence qui ne gère plus rien est là pour remplacer la beauté d'un sourire gratuit, pourquoi donc quitter le paradis pour l'enfer et la grisaille d'un pays qui ne veut pas de nous et qui ne respecte même pas notre amitié, au point que son président n'a pas daigné venir nous rendre visite avant des mois alors qu'il allait en Tunisie et en Algérie ? Je parlais à des gens simples, une coiffeuse qui voulait être mannequin et un vendeur des rues de serpillère. Mais voyez, même eux, pauvres pourtant, la France, ils n'en veulent plus. Pourtant, ils aiment les français. Ils ne sont pas rancuniers. Ils discutent avec eux, leur souhaitent la bienvenue dans leur pays, leur proposent de venir manger le couscous et puis des dattes. Ils ne comprennent pas tout des importantes décisions que la France doit prendre en matière de répression de la délinquance et de politique d'immigration. Mais ils comprennent la tristesse quand ils ouvrent leur porte avec un sourire et qu'on les rejette comme des malpropres. Ils comprennent aussi que les français deviennent pauvres et les marocains progressent et ils ne comprennent pas pourquoi tous les français malheureux ne viennent pas ici, où il y a de la place pour tout le monde puisqu'on est heureux. Ici, ça va bien. Hamdoullila !

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