Lundi 2 juillet 2007

Alors mon ordinateur chéri n'est pas encore dévérolé, donc toujours pas de connexion et pas de boulot possible pour l'instant. Ce petit message rapide vient donc de l'ordi de JMA et bon... Ben je vais pas y passer tellement de temps. C'est juste pour que vous ne vous inquiétiez pas : tout va bien, sauf l'outil ultime de la communication avec vous !

On a passé des tonnes d'antivirus qui ne l'ont pas détecté, alors on passe à la manière forte. Un copain m'a dit qu'il allait falloir le traquer manuellement et probablement réinstaller complètement la machine après. Bref, c'est l'angoisse, parce que je sais pas si mes docs sont contaminés ou pas et que surtout, tout ça va prendre des heures et des jours carrés. J'ai peur pour ma si belle machine, mais courage, on la sauvera, c'est sûr ! Le docteur, il a dit qu'il pouvait la sauver... Sniff... Même si c'est grave, quand même... Sniff, sniff...

Voilà ! Sinon, il fait beau dans l'ensemble, bien qu'hier le temps ait été couvert et l'été ici, c'est tout simplement le paradis.

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Mardi 3 juillet 2007
Courte biographie du maître
John Ronald Reuel Tolkien naît le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud. En 1896, suite à des problèmes de santé, il revient en Angleterre près de Birmingham où il passera le reste de son enfance. Son père, resté en Afrique du Sud, meurt là-bas. En 1904, sa mère meurt à son tour. Il sera d'abord placé sous la tutelle d'un prêtre catholique, puis d'une tante à partir de 1905. En 1916, il épouse Edith Bratt, une amie d'enfance dont il était amoureux depuis longtemps. Il s'engage ensuite dans l'armée et servira dans les Lancashire Fusiliers pendant la Première Guerre mondiale où il sera engagé dans la meurtrière bataille de la Somme. Il est rapatrié en 1917 pour cause de « fièvre des tranchées ». C'est à cette époque que, déjà passionné de langues imaginaires, il crée la langue des elfes, le haut-elfique ou quenya et griffonne les prémices du Silmarillion : Les Contes Perdus.
Tolkien-1916.jpg Tolkien durant sa très courte carrière militaire.
En 1919, il est diplômé d'Oxford. Il travaille tout d'abord comme lexicographe sur le fameux Oxford English Dictionary de 1919 à 1921, puis obtient un poste de maître-assistant à Leeds. En 1924, il devient professeur de langue anglaise. En 1925, il revient à Oxford (Merton College) pour une chaire de langue ancienne (anglo-saxon). A partir de 1945, il enseignera la langue et la littérature anglaises jusqu'à sa retraite en 1959. Son premier livre, Bilbo le Hobbit, a été inventé sous forme orale, puis mit par écrit (inachevé), pour ses enfants. Découvert par une étudiante, puis par un éditeur, le manuscrit est achevé, puis publié, en 1937. Il a travaillé à partir de 1938 sur Le Seigneur des Anneaux qui sera publié en 1954, et dont le succès ne démentira jamais, dès les années 50, mais surtout à partir du milieu des années 1960. Tolkien était plus philologue que linguiste. Il était spécialiste du dialecte mercien (Mercian) du vieil anglais (qu'on parlait dans le centre de la Grande-Bretagne, entre 450 et 1150) et du moyen anglais (1150 - 1500). Mais il a enseigné d'autres langues germaniques (norrois et gotique). Il parlait afrikaans, latin, grec, hébreu, gallois et finnois, langue qu'il aimait particulièrement.
Le 29 septembre 1971, Edith, sa femme, meurt. Sur sa tombe sera gravé, après son nom, Lúthien. Il la rejoint le 2 septembre 1973, et pour lui sera gravé Beren (Lúthien et Beren sont deux personnages de l'univers qu'il a créé, la Terre du milieu, le premier couple alliant elfe et humain). Il est enterré au cimetière Wolvercote à Oxford. En 1978, paraît une première adaptation cinématographique animée, réalisée par Ralph Bakshi. Ce film, partiellement réalisé en rotoscopie, arrête le récit au milieu du 2e tome, Les deux tours. À partir de 2001 et à raison d'un par an, le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson adapte l'intégralité de l'œuvre dans trois films à succès qui valurent enfin à Tolkien d’être connu et reconnu partout et par tous comme le maître qu’il était.
L’œuvre Tolkennienne ou la sous-création
Tolkien est particulièrement célèbre pour avoir imaginé un univers de fiction très complet et cohérent, avec sa cosmogonie et son histoire, ses peuples ainsi que leurs langues et cultures. Couramment cité sous le nom (quelque peu réducteur) de Terre du milieu, ce monde est le théâtre de nombre de ses récits dont son roman le plus célèbre, Le Seigneur des Anneaux. A dire vrai, beaucoup de lecteurs ne connaissent que le Seigneur des Anneaux, pourtant, ce livre s’inscrit dans l’ensemble de l’œuvre Tolkennienne : suite de Bilbo le Hobbit, introduction au Silmarillon, que Tolkien considérait comme son grand œuvre, le roman phénomène tant de fois imité n’est qu’une partie de ce que l’on appelle la sous-création Tolkennienne, à savoir l’ensemble de l’univers fictif imaginé par le maître comme un tout cohérent, comprenant son histoire, sa mythologie, ses langues et sa géographie. L'histoire du Seigneur des Anneaux se déroule en Terre du Milieu, contrée faisant partie d'Arda, l’univers créé de toutes pièces par l'auteur. L'univers d'Arda n'a rien à envier au nôtre. Tolkien l'a doté d'une histoire propre, de la création du monde à la naissance des hommes en passant par celle des Elfes et des Nains. L'histoire d'Arda serait celle des temps immémoriaux de notre monde, avant même ce que nous appelons Antiquité. Le travail de Tolkien débuta par la création de langues puis la mise en place d'un décor et de personnages parlant ces langues. Au début, les contes d'Arda étaient en quelque sorte là pour donner de la crédibilité aux langues et rendre leur existence plus vraisemblable. Tous les peuples d'Arda ont leurs langages, telles que le quenya ou le westron, la langue commune dans laquelle aurait été rédigée l'histoire du Seigneur des Anneaux. L'univers de la Terre du Milieu est peuplé de nombreuses créatures plus ou moins fantastiques, de la mouche du Mordor au Troll des cavernes. L'auteur s'est également soucié de la flore d'Arda dont l'elanor, le mallorn ou les Arbres de Valinor sont quelques exemples. Bref, ce qui fascine en tout premier lieu chez le maître, c’est cette précision, ce souçi du détail qui rendent véritablement son monde vivant et permet de l’explorer dans ses moindres recoins. Quand à nous, nous nous contenterons d’en explorer que les parties dévoilées par le Seigneur des Anneaux, Bilbo le Hobbit et le Silmarillon.
Le Seigneur des Anneaux
Le Seigneur des Anneaux est composé de 6 livres :
  • Livre I : Chapitres I à XII (Fuite vers le gué)
  • Livre II : Chapitres I à X (La dissolution de la communauté)
  • Livre III : Chapitre I à XI (Le Palantir)
  • Livre IV : Chapitres I à X (Les choix de maître Samsagace)
  • Livre V : Chapitres I à X (La porte noire s'ouvre)
  • Livre VI : Chapitres I à IX (Les Havres gris)
Originellement, Tolkien avait l'intention de publier Le Seigneur des Anneaux en un seul volume, mais le prix du papier étant trop prohibitif pendant cette période d'après-guerre, il a été décidé de diviser l'œuvre en trois volumes (La Communauté de l'Anneau, livres I et II ; Les Deux Tours, livres III et IV ; ainsi que Le Retour du Roi, livres V et VI, 6 appendices et 4 indices), qui furent publiés entre 1954 et 1955.
Le coffret des trois volumes fut si répandu que l'on se réfère souvent à cette œuvre comme étant La trilogie du Seigneur des Anneaux, terme techniquement incorrect car l'œuvre fut écrite et conçue comme un seul travail. Néanmoins, Tolkien lui-même reprend dans ses lettres, de temps à autres, le terme de trilogie, lorsqu'il est employé par ses correspondants.
 
L'histoire du Seigneur des Anneaux est en réalité la suite de Bilbo le hobbit et constitue une courte période du récit du livre Le Silmarillion. Je ne vous ferais pas l’insulte de croire que vous n’en connaissez pas l’histoire, aussi je résumerais les choses sommairement. Les hobbits se mêlent à des événements importants qui menacent le monde entier, pendant que Sauron, le Seigneur des Ténèbres, essaie de récupérer l'Unique et ainsi regagner son pouvoir en entier perdu lors de la bataille de Dagorlad à la fin du Deuxième Âge (opposant l'Alliance des hommes et des elfes aux forces de Sauron).
Bilbo le Hobbit
Bilbo le Hobbit (titre original : The Hobbit. There and Back Again) est un roman fantastique paru en 1937. Il a fait l'objet de deux révisions notables, la première en 1951, qui prend en compte la parution du Seigneur des Anneaux, la seconde en 1966, pour la sortie du livre aux États-Unis.
Note : dans la traduction française, les noms des personnages n'ont pas été francisés contrairement à la traduction du Seigneur des Anneaux. Ce dernier constituant l'ouvrage le plus volumineux, nous avons décidé d'utiliser ici les noms francisés pour des raisons de cohérence. C'est ainsi que Bilbo Baggins dans la version originale devient Bilbon Sacquet (Bilbo est francisé selon les noms germaniques, de même qu'Oto devient Oton, et bag signifie « sac » en anglais), et que Thorin Oakenshield devient Thorin Écudechêne.
Synopsis
Le roman raconte les aventures de Bilbon Sacquet, paisible Hobbit, lors de son voyage jusqu'au Mont Solitaire où vit le dragon Smaug. Bon vivant confortablement installé dans son « trou » de Cul-de-Sac (Bag-end — par trou, il faut comprendre une maison troglodyte cossue), il est réticent à partir, d'autant plus que les hobbits sont traditionnellement paisibles et peu aventureux, quoique chez les Touques (Tooks) dont descend Bilbon... Il est entraîné dans l'aventure par le magicien Gandalf et treize nains (à savoir Thorïn, Balïn, Bifur, Bofur, Bombur, Dwalïn, Gloïn, Oïn, Dori, Nori, Ori, Fili et Kili) pour aller récupérer le trésor usurpé aux ancêtre des nains par le dragon Smaug. S'ensuit donc un voyage via Fondcombe (Rivendell), le refuge des elfes, les Terres solitaires, la Forêt noire (forêt de Mirkwood) où vivent des elfes gris... Bilbon se révélera indispensable à l'opération, et découvrira le fameux Anneau du Pouvoir (à la base du récit du Seigneur des Anneaux), volé à Sméagol dans une grotte de goblin. C'est également lors de cette aventure qu'il trouvera son épée « dard » et sa cotte de maille en mithril, deux objets qu'il léguera à Frodon.
Bilbo le hobbit est en fait le récit de cette aventure par Bilbon lui-même, écrit dans ses vieux jours.
Le Silmarillion
Le Silmarillion est considéré comme une œuvre posthume de J.R.R. Tolkien, constituée et publiée en 1977 (soit quatre ans après la mort de l'auteur) par son fils Christopher. Il contient la genèse d'Arda, monde décrit dans Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux.
Généralités
Le Silmarillion est issu de carnets de notes de J.R.R. Tolkien. Les premières esquisses remontent à 1917. Elles ne furent pas publiées, mais Tolkien continua d'y travailler toute sa vie durant (ces premiers textes sont publiés sous le nom du Livre des contes perdus). Il ne s'agit donc pas d'une œuvre littéraire habituelle, cohérente et achevée, mais d'un ensemble de récits de ton et de contenu parfois disparates. Tolkien souhaitait d'ailleurs faire du Silmarillion une sorte de compilation de mythes et du folklore de la Terre du milieu. Comme son père le lui avait demandé, Christopher Tolkien et l'auteur de fantasy Guy Gavriel Kay effectuèrent au reste un travail de sélection et de réécriture pour rendre l'ensemble à peu près cohérent ; Christopher a par la suite regretté certains des choix qu'il a pu faire, dont un chapitre entièrement réécrit. C'est la raison pour laquelle il a publié les textes qui lui ont servi de base pour cette publication dans la série de l'Histoire de la Terre du milieu.
Le Silmarillion se décompose en cinq parties.
L'Ainulindalë
Ce court texte relate la création de Eä, l'univers de Tolkien, par la volonté d'Eru. Le monde d'Arda (le lieu qui inclut la Terre du milieu et Valinor, les Terres immortelles, est née d'une musique originelle composée par les Ainur, sous l'égide d'Eru. Une fois ce monde matérialisé, les Ainur choisissent ou non d'y résider, sachant que ce choix est sans retour. C'est ainsi qu'une partie des Ainur va choisir d'habiter ce jeune monde et de le développer, les plus puissants d'entre eux étaient nommés les Valar, et les moins puissants, leurs serviteurs, furent nommés les Maiar. Les Ainur qui choisissent de rester auprès d'Eru ne voient pas leurs noms mentionnés et nul n'en saura jamais rien. Parmi ceux qui choisissent de résider sur Arda, on trouve notamment Manwë et Melkor qui deviendra plus tard Morgoth Bauglir. C'est aussi une reprise du thème de la chute de Lucifer, rapporté par les traditions juives, chrétiennes et musulmanes : Melkor était le plus grand des Valar, mais il s'est opposé à Eru (la raison première pourrait en être l'orgueil, mais il apparaît que c'est le désir de création qui en est à l'origine, puis s'en suit la frustration de ne pouvoir créer ce qu'il entend, et enfin l'orgueil point.). Cette thématique est reprise brièvement par Saint Paul et détaillée également dans le Coran (Ézéchiel, XXVIII-14,17, Coran-XXXVIII,71-83, etc.). Il est néanmoins important de noter que Tolkien se défend de toute allégorie ou interprétation (religieuse, raciale, etc.) quelles qu'elles soient dans ses oeuvres.
Le Valaquenta
Une brève description des Valar et des Maiar, les êtres surnaturels nés de l'esprit d'Eru.
Le Quenta Silmarillion
Qui est en fait l'histoire des Silmarils. L'histoire des événements avant et pendant le Premier Âge, qui forme la plus grande part de l'ouvrage et qui concerne principalement les Elfes, mais les Hommes et les Nains sont aussi présents et jouent un rôle important.
L'Akallabêth
L'histoire du Second Âge et de l'engloutissement de Númenor. Elle concerne les Hommes, et leur décrépitude progressive qui aboutit à la destruction totale de Númenor, après leur révolte contre les Valar.
Les Anneaux de pouvoir et le Troisième Âge
Ce résumé montre comment les Anneaux de pouvoir ont été forgés par les Elfes avec l'aide de Sauron et comment Sauron utilisa les Anneaux de pouvoir pour tenter d'asservir la Terre du milieu. Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux se déroulent durant cette période.
Autres œuvres de Tolkien… Et de son fils
Le succès du Seigneur des Anneaux amena le fils de Tolkien, Christopher, à se plonger dans les archives de son père. Une douzaine d'autres livres sont sortis avec des versions anciennes, des corrections de Tolkien... En français, seuls les Contes et Légendes Inachevés (trois tomes correspondant aux trois âges de la Terre du milieu), et le Livre des Contes Perdus (deux tomes) ont dans un premier temps été traduits - outre la correspondance de Tolkien (Lettres, octobre 2005) -, mais la traduction des volumes suivants de l'Histoire de la Terre du milieu est en cours chez son éditeur français, Christian Bourgois : Les Lais de Beleriand viennent de paraître, en même temps que le recueil Les Monstres et les critiques, qui contient des articles de Tolkien sur l'invention des langues ou sur des œuvres qui ont influencé son écriture (Beowulf, Sire Gauvain et le chevalier vert) - le quatrième volume (La Formation de la Terre du Milieu) et le cinquième (La Route perdue) étant prévus pour septembre 2006 et courant 2007.
contes-legendes-inacheves.jpg
La passion des langues
La carrière académique et la production littéraire de Tolkien sont toutes deux indissociables de son engouement premier pour la linguistique et la philologie.
Spécialiste de l'anglo-saxon médiéval ou, plus précisément, du dialecte mercien, c'était d'abord un érudit maîtrisant plus d'une dizaine d'autres langues, au nombre desquelles on peut citer le gallois et le finnois (qu'il découvrit par l'intermédiaire du Kalevala). Nombre de langues qui l'intéressaient vinrent donc à figurer dans ses œuvres de fiction. Ainsi qu'il le précise dans l'appendice F, section II, du Seigneur des Anneaux, Tolkien se présente, par le biais d'une mise en abyme, comme le « traducteur » présumé du Livre Rouge de la Marche de l'Ouest. Il prend en conséquence le parti de rendre les noms des peuples « humains » de son univers fictifs (toponymes ou patronymes) par diverses langues réelles. Il utilise ainsi l'anglo-saxon pour les noms et la langue des Rohirrim (Eorl, Eomer, Theoden, éored, mearas, etc.) et le vieux norrois pour les noms des Nains (Dwalin, Narvi, etc.) ou encore du mage Gandalf. Les Contes et Légendes Inachevés mentionnent aussi l'utilisation de la langue gotique pour les ancêtres des Rohirrim (Vidumavi, Vidugavia). Mais en parallèle de ses travaux professionnels, et parfois même à leur détriment (au point que ses publications académiques restent assez peu nombreuses), Tolkien se passionnait pour les langues construites. Amoureux des mots au-delà de son métier, il avait une passion qu'il appelait son « vice secret » : la construction pure et simple de tout un vocabulaire imaginaire, avec son lot de notes étymologiques et de grammaires fictives. Pas moins d'une dizaine de langues construites figurent dans Le Seigneur des Anneaux, au travers de noms de lieux ou de personnages, de brèves allusions discursives ou de chants et de poèmes. L'ensemble participe à la vraisemblance du récit, chacun des peuples de la Terre du Milieu ayant ses traditions, son histoire et ses langues.
Un vice secret
Tolkien aborde sa conception personnelle des langues construites dans son essai A Secret Vice. La composition d'une langue, pour lui, relève d'un désir d'esthétique et d'euphonie, participant d'une satisfaction intellectuelle et d'une « symphonie intime ». Il disait avoir commencé à inventer ses propres langues vers l'âge de 15 ans, et nous pouvons probablement penser que son métier de philologue n'était qu'un des reflets de sa passion profonde pour les langues. S'il considérait avant tout l'invention d'une langue comme une forme d'art à part entière, il ne concevait pas qu'elle puisse exister sans avoir une « mythologie » propre, à savoir un ensemble d'histoires et de légendes pour accompagner ses évolutions. Il commença à concevoir ses langues avant la rédaction des premières légendes (Lettres, n°163). Considérant qu'il existe un lien fondamental entre une langue et la tradition qu’elle exprime, il fut naturellement mené à concevoir son propre « Legendarium » dans lequel ses langues pourraient s'inscrire.
Tolkien travailla durant toute sa vie sur ses langues construites sans jamais véritablement les achever. Son plaisir se trouvait davantage dans la création linguistique que dans un quelconque but d'en faire des langues utilisables. Si deux d'entre elles (quenya et sindarin) sont relativement développées, avec un vocabulaire de plus de 2000 mots et une grammaire plus ou moins définie, beaucoup d'autres auxquelles il fait allusion dans ses écrits sont tout juste esquissées. Il n'en reste pas moins vrai que ces diverses langues sont construites sur des bases linguistiques sérieuses, avec une volonté de respecter le modèle des langues naturelles. Par exemple, les langues des Nains (khuzdûl) et des Númenóréens (adûnaic) ressemblent par certains aspects aux langues sémitiques, en particulier en adoptant une structure trilitère ou en mettant en œuvre des procédés comme la mimmation. Si le quenya des Hauts-Elfes est une langue à flexions (comme le grec et le latin), son vocabulaire et sa phonologie sont conçus sur un modèle proche du finnois. Quant à la langue sindarine des Elfes Gris, elle s'inspire très librement du gallois dans certains de ses aspects phonologiques comme les mutations de consonnes initiales ou « lénitions ». Ceci étant dit, les langues de Tolkien ne sont pas non plus de simples «copies » des langues naturelles et elles ont leurs propres spécificités.
mcbride29.jpg Un des très nombreux dessins de Mc Bride Illustrant le SDA.
Les adaptation du Seigneur des Anneaux
Films
Longtemps, le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien a été considéré comme inadaptable  au cinéma du fait de la complexité du livre, du nombre important de personnages, de la dimension épique de l'ouvrage et des difficultés de transposition cinématographique (insolubles jusqu'alors en termes d'effets spéciaux).
En 1978, Ralph Bakshi adapte le Seigneur des Anneaux en tant que dessin animé. Pour être plus précis, Bakshi utilise un rotoscope, machine qui permet d'obtenir un personnage animé à partir de scènes réelles. Ainsi les hobbits sont entièrement dessinés, tandis que les nazgûls sont des acteurs filmés, retravaillés puis incrustés dans les dessins. Ce film ne connut pas un succès commercial, si bien que l'adaptation de l'œuvre de Tolkien est incomplète.
A partir de 1995-97, Peter Jackson, réalisateur néo-zélandais connu jusqu'alors pour quelques films gores et fantastiques (Créatures célestes, Fantômes contre fantômes...), s'intéresse à l'adaptation du roman à défaut de pouvoir réaliser dans l'immédiat son rêve, filmer une nouvelle version de King Kong. Les producteurs qu'il contacte pour cette adaptation des romans de J.R.R. Tolkien lui proposent d'en faire une version en deux volets puis un seul et unique film, ce qui implique d'opérer des coupes sombres de l'œuvre orignale. Finalement, une porte s'ouvre : il a un mois pour donner sa réponse définitive, libre à lui de trouver dans ce laps de temps un autre producteur. Contre toute attente, la compagnie New Line qu'il rencontre le dernier jour de l'expiration du délai lui propose de réaliser le film en trois volets, gage ainsi de fidélité au découpage originel du livre.
L'essentiel du film est alors réalisé d'une seule traite (des séquences supplémentaires seront tournées pour augmenter la cohésion de l'ensemble et parfaire les éléments charnières, notamment dans les versions longues en DVD). Cette façon de faire associée au tournage en Nouvelle-Zélande permet de se satisfaire d'un budget de 180 millions de dollars. Le premier opus remporte un tel succès qu'il suffit à lui seul à rentabiliser l'ensemble du tournage de la trilogie.
Radio
C'est en 1956 que la BBC produisit une adaptation en 13 parties du Seigneur des Anneaux ainsi qu'une version en 6 parties pour Bilbo le hobbit. Il n'est pas certain que Tolkien eut l'occasion d'entendre la diffusion des séries. De cette version du Seigneur des Anneaux, il n'existe aucun enregistrement audio. Seul reste un enregistrement du Hobbit. L'adaptation de Bilbo le hobbit (The Hobbit) réalisée est particulièrement respectueuse du texte ; de plus, elle incorpore des références au Seigneur des Anneaux et au Silmarillion.
En 1979, une autre version fut diffusée aux USA d'abord sur les ondes puis sur support cassette et enfin sur CD. Le packaging de l'enregistrement américain ne fit aucune référence ni à l'équipe ni à la distribution. Chaque acteur fut enregistré séparément et diverses parties furent ré-assemblées. Contrairement à la version anglaise, les acteurs n'eurent aucune relation les uns avec les autres et le résultat en souffrit.
En 1981, la BBC décida de diffuser une nouvelle et ambitieuse version du Seigneur des Anneaux en 26 épisodes de 30 minutes chacun. Après la diffusion de la série, de nouveaux éléments furent incorporés aux 26 épisodes de 13 heures. Cette version modifiée fut publiée sous forme de cassettes audio puis de CD ; récemment la BBC a réédité les épisodes dans un ensemble de trois CD correspondant au découpage du livre.
Le script pour cette version est une adaptation de Brian Sibley et de Michael Bakewell. Leur objectif fut d'être aussi proche et respectueux du texte originel que possible. Ils ont effectué quelques modifications à l'histoire. Ainsi Minas Anor et Minas Tirith sont considérées comme deux cités séparées ; or ces deux noms sont utilisés alternativement pour nommer la même cité. Une partie de la séquence des Cavaliers du Rohan (the Riders of Rohan) est chantée dans un style proche de l'opéra plutôt que jouée. Même si la série fut reconnue et admirée pour son ambition, la BBC ne s'est attelée à aucun autre projet d'aussi grande envergure.
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Mercredi 4 juillet 2007
Alors aujourd'hui, je vais vous donner le résultat de ma grande enquête sur les plages et la baignade à Casa, enquête tout à fait sérieuse et destinée à améliorer ma santé, donc : vamos a la playa, oh, oh ! ;-)

Tout d'abord, quelques précisions utiles : à Casa, y'a bien des plages publiques, mais je ne conseille à aucun occidental et surtout à aucune femme d'y aller. Déjà, l'eau est dégueulasse : Casablanca, c'est une ville portuaire, un des plus gros ports industriels de cette région du monde et puis c'est aussi une ville monstrueusement grande qui, comme partout ou presque, déverse ses égouts dans la mer... Bref, le bouillon de cuture est vraiment monstrueux et je ne le conseille à personne. Au-delà de ça, de toute façon, seuls de jeunes garçons vont à la plage publique de Casa, pour jouer au foot ou se baigner. Les jeunes filles y restent toute habillées, alors bon...

Reste donc les plages un peu plus lointaines et les piscines et plages privées de Casa. Comme leur nom l'indique, les plages privées de Casa sont donc... Des plages, sur lesquelles vous pouvez sans souci aucun vous mettre en maillot, mais en revanche, l'objection concernant la qualité de l'eau demeure, elle est vraiment dégueulasse et en plus, dangereuse. Je m'explique : les trois-quarts des piscines de la corniche sont des piscines d'eau de mer retraitées : du coup, elles sont équipées d'un système de siphon qui plonge droit dans la mer et peut vous aspirer très rapidement et sans beaucoup de moyen de vous en tirer si quelqu'un n'est pas là pour vous sauver... Beaucoup de gens n'ont dû leur vie qu'à une main secourable les attrapant par tout ce qui dépassait, en général, les cheveux. Ouais, ça doit faire mal. Moi, on m'a dit ça, depuis, je me suis juré qu'il était hors de question que j'essaye...

Toutefois, comme le monde est bien fait et ces complexes balnéaires assez chers, ils proposent en prime des piscines. Et là, ça peut être ZE bonheur. Or donc, vous passez la journée à la plage, à regarder la mer, mais vous vous baignez dans une eau propre, qui, certes, n'est pas la mer, c'est son défaut, mais qui, d'un autre côté, ne va pas vous ronger la peau comme un acide ou vous bouffer tout cru dans sa grande bouche aspirante, sans compter les rochers, les rouleaux, etc. Et là, moi, je dis que c'est la combinaison gagnante.

Parce que en ce qui concerne les plages des alentours de Casa, notamment à Derb Ouazza, que me conseillait Zarha la Casablancaise, je suis pas total convaincue. J'ai été à l'une d'entre elle (elles sont toutes sur la même plage ou quasi donc la question de savoir laquelle c'était n'est pas complètement pertinent) et si l'ambiance est effectivement très agréable, en revanche, oubliez tous projets de baignade. L'eau est... Correcte, sans plus, mais correcte. En revanche, l'atlantique à cet endroit est réellement déchaîné et moi qui suis excellente nageuse, je n'ai pas pu me baigner réellement. La première fois, je me suis prise un rocher en plein genou, ce qui fait mal, mais bon, dépassons les rochers, me dis-je... Que nenni ! Des rochers, y'en a jusqu'à super loin, ce qui fait qu'il y a également jusqu'à super loin des vagues monstrueuses pour se fracasser dessus avec des profondeurs d'eau diverses, allant de jusqu'au genou à largement plus pied, ce qui est plus qu'angoissant quand tu ne sais pas quelle va être la bonne proposition de l'alternative à chaque seconde qui passe, risquant l'éclatage de genou (ce qui m'est arrivé) ou bien le plongeon inopiné avec roulage sur plusieurs mètres à cause de la muraille de flotte qui te fonce dessus (ce qui m'est arrivé la seconde fois). Or donc, pour moi, c'est presque une question d'honneur, l'eau est mon amie, moi être comme un poisson dedans. Donc j'y retourne, même pas peur. Là, j'ai pas atteint les rochers : la marée était haute, le sable complètement en pente, la mer monstrueuse et, de l'eau à peine à mi-mollet, je me suis fait arracher du sable où, pourtant, mes pieds étaient bien cramponnés et trainer sur deux bons mètres d'avant en arrière par trois vagues successives avant de pouvoir reprendre pied et sortir de la machine à laver, alourdie par deux kilos de sable, un dans les cheveux (4 shampoings plus tard, il m'en restait encore) et l'autre dans mon maillot, qui ne me laissait quasi plus de place pour mes formes généreuses.

Bref, pour moi, finalement, le mieux reste piscine au bord de la mer, donc à Casa même, ce qui n'est pas plus mal vu que je peux y aller en petit taxi en 5 minutes.

Evidemment, y'a moyen d'aller plus loin, sur des plages où l'on peut vraiment se baigner, mais c'est vraiment, vraiment plus loin et étrangement, les gens avec qui j'ai été à la plage à Derb Ouazza n'allaient pas à la plage pour se baigner, ce qui fait que je n'ai pas eu moyen pour l'instant de trouver les coins baignades sympas. A part sans doute Oualidia, dont je garde un souvenir ému d'avant-saison à cause du pique-nique excellent qu'on y avait fait et où, dans mes souvenirs, la mer n'était pas aussi déchaînée.

Quoi qu'il en soit, mon conseil pour cet été à Casa est donc : partez à la plage en WE assez loin et la semaine, ne vous cassez pas la tête, les piscines de bord de mer sont décidément très bien.
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Jeudi 5 juillet 2007
Y'a des jours où, même en cherchant bien, on a rien à dire d'intelligent. Oui, même à moi (sic), ça m'arrive ! Et puis, et c'est plus problématique, y'a des périodes entières où c'est le cas. Manque de bol pour les quelques 60 à 80 personnes qui s'égarent quotidiennement sur ce blog, je suis en plein dedans.

Rien de frappant à vous raconter à l'instant. Il faut dire aussi que, depuis que mes lecteurs se multiplient (oui, malgré mon immense orgueil, je sais encore compter et je n'ai pas 60 à 80 bons copains restés en France qui voudraient désespérément de mes nouvelles tous les jours...),  parfois, quand je remarque quelque chose dont je souhaiterais vous parler, je passe pas mal de temps à me renseigner et à réfléchir à comment expliquer au mieux ce que j'ai ressenti à la découverte de tel ou tel élément du Maroc et de sa culture et puis aussi à comment ne pas (trop) me planter dans mes conclusions. Mais enfin bon, tout ça, c'est aussi et quand même une bonne excuse pour dire : j'ai rien à dire, quoi. ;-)

Du coup, comme n'avoir rien à dire n'est pas une raison valable pour fermer sa gueule, je vais vous parler de n'importe quoi. ;-)

- il y a désormais plus de 500 commentaires sur ce blog et comme je le disais tout à l'heure, un nombre bien trop important de gens qui s'y égarent quotidiennement. Je suis plutôt contente et flattée, parce que je n'avais jamais envisagé que quiconque s'intéresse à mes annecdotes outre mesure. Je suis pas une pro de l'humour, mes posts sont souvent longs, très probablement un peu absconds, au minimum terriblement didactique, bref, c'est une surprise pour moi. Ce blog n'avait pas vocation à avoir du succès en dehors de son public de base à savoir quelques copains avec qui je ne voulais pas rompre le contact en France. Bon, faut pas déconner, il a pas non plus un succès délirant, hein, mais il a dépassé ses objectifs et m'a permis, notamment, de discuter de tout un tas de sujets intéressants avec des marocains ou des gens d'un peu partout et c'est une satisfaction, évidemment. Du coup, aussi, il change peu à peu de nature, mais c'est pas plus mal : il devient un lieu d'échange de point de vue sur tout un tas de choses, même si je me permets toujours (et je continuerais à le faire) à y raconter de nos nouvelles, tout simplement. En attendant, jamais je n'aurais pensé pouvoir écrire des conneries et réflexions perso tous les jours ou quasi, ce à quoi je m'astreins de plus en plus avec un succès étonnant(même si cela veut dire que parfois, je ne raconte rien d'intéressant, comme en ce moment). J'ai jamais été grande fan du principe de journal, qu'il soit intime ou extime. Comme quoi, hein, fontaine, eau, blabla. ;-)

- Pour ceux que ça intéresse, je continue ma prospection des lieux de fête de Casa. En fait, j'ai rencontré des gens très sympas, collègues de JMA qui sont des fêtards impénitents et donc j'ai un bon filon à exploiter. ;-) Quand tu viendras, Sandra, tu vas voir, on va se faire une tournée des grands ducs à tout casser. En fait, mon calendrier sortie pour cette période commence déjà à se remplir, c'est dire ! Casa est vraiment une ville qui bouge beaucoup la nuit, notamment l'été. Moi qui suis plutôt casanière, faisant habituellement des fêtes à la maison ou des soirées jeux, je change peu à peu mes habitudes et je réapprends à sortir. Hier, nous sommes allés à la Bodega puis à l'Amstrong avec un copain français qui vient ici de temps en temps en missions pour son boulot. Il trouvait que c'était sympa, mais à la manière des boites d'il y a 10, voire 20 ans en France. Sur le coup, ça m'a foutu un coup de vieux : était-ce pour ça que je m'y sentais bien ? Moi qui me sentais rajeunir... Et puis j'ai réfléchi : oui, probablement. Rien que le fait que les serveurs (oui, même en "boite") te servent dans les 5 minutes et vident les cendriers, je trouve ça plus agréable que les dernières boites que j'ai fait en France où il fallait s'armer d'une patience infinie pour commander un coca au comptoir bourré de jeunes gens titubants. Sans compter qu'à l'Amstrong, y'a un groupe qui joue en live tous les soirs, et ça, mes amis, c'est peut-être vieillot dans la mesure où ce n'est pas de la techno, mais c'est vraiment agréable. Au demeurant, des boites, vraiment boites, y'en a. Mais bon, pour le moment, pas eu vraiment envie de m'y coller. Trop de bars jazzy sympas, de lieux agréables où applaudir des groupes tous plus excellents les uns que les autres, trop de bonne sangria à la Bodega, peut-être... Mais je vais essayer aussi, y'a pas de raisons ! ;-)

- Nous continuons à faire des soirées jeux, d'ailleurs, mais ça devient compliqué. La soirée jeu libre du deuxième vendredi du mois que nous organisons depuis que nous sommes ici histoire de convertir nos amis marocains au jeu de société a désormais tellement de succès que ça en devient intenable. Nous sommes de l'ordre de 25 pour la prochaine, ce qui nous pose des problèmes d'animation de parties insolubles : JMA et moi devrons trouver un moyen de faire deux, voire trois groupes en mettant à contribution un habitué, peut-être. Quoi qu'il en soit, le pari est tenu : non seulement nous convertissons effectivement des gens au jeu, au point que JMA s'est même trouvé un potentiel wargamer (à voir dimanche prochain pour son initiation) et moi un groupe de rôliste (que je néglige en ce moment, va fallooir s'y remettre), mais en plus, notre cercle de copains s'élargit de jour en jour et nous rencontrons en permanence des gens très sympathiques et décidément très agréables avec qui faire des activités variées, de la discussion théologique passionée à la partie la plus endiablée en passant par tout un tas de sorties, restos, excursions, etc. Décidément, je ne comprends pas ces français qui, ici depuis plusieurs années, se plaignent en permanence de ne jamais rencontrer de marocains. Ils sont pourtant si accueillants et gentils qu'il faut vraiment vouloir ne pas les voir pour ne pas se cogner dedans à chaque pas qu'on fait !!! Nous avons toujours eu tendance à privilégier les amis et nous avons toujours mis un point d'honneur à se faire un réseau varié basé entre autre sur notre sens de l'accueil, mais il faut bien avouer qu'il ne nous a jamais été aussi facile d'y parvenir. Ce à quoi nous étions parvenus en 8 ans à Paris, il nous aura fallu moins de 8 mois à Casa pour le faire... Décidément, le Maroc tient toutes ses promesses et au-delà.

- Je continue à travailler beaucoup. En fait, et bien que je sois techniquement en retard, mon projet avance mieux que ce à quoi je m'attendais, surtout au début où j'ai eu un coup de chaud et cru que je n'arriverais pas à trouver le ton approprié. Maintenant, j'attend entre autre le reformatage de mon disque (et donc la certitude du dévérolage dudit) pour envoyer ce que j'ai fait à mon éditeur, qui, si ça se trouve, me dira que ce n'est pas du tout ce qu'il voulait et me demandera de repartir sur autre chose, mais bon... Je le sens pas trop mal, pour l'instant. Ceci dit, je ne tiens pas du tout le planning que je m'étais donné, avec boulot le matin et ce que j'ai à faire l'après-midi. Je ne suis pas du tout productive, le matin. Du coup, je vais à la piscine l'après-midi avec un petit cahier à spirale et j'écris au moins deux chapitres, à la va-vite (mais bon, ils sont supers courts, mes chapitres, aussi). Le soir, je les reprends sur ordi, où ils changent évidemment complètement et s'étoffent. En fin de semaine, je relis le tout, et j'harmonise, ce qui fait que tout change encore une fois. Là, j'arrive à un moment où, comme je commence à perdre un peu le sens de la structure de ce que j'ai écris, je vais devoir imprimer le tout et le relire bien posément, pour modifier encore et encore ce qui doit l'être. J'attend aussi de faire ce travail là avant de l'envoyer à mon éditeur et je pense que je vais prendre l'habitude de le faire toutes les deux ou trois semaines pour être certaine de bien maîtriser mon style (qui peut avoir tendance à changer légèrement en fonction de mon humeur, heureusement moins que sur ce blog, ceci dit) et ma structure. Avec un peu de chance, je terminerais la première version (oui, tout ça ne constitue qu'une seule version) avant la fin de l'été et là, je m'accorderais un break jusqu'à novembre où j'irais à Nantes pour préciser certains lieux et certains événements. C'est seulement après que je pense pouvoir finaliser le projet, boucler ce qui doit l'être, effectuer les modifs que mon éditeur voudra sûrement, traquer les répétitions et les expressions toutes faites ignobles que la jeune écrivain que je suis doit laisser partout comme une trace de phéromones à suivre par n'importe quel chien. C'est donc loin d'être bouclé, tout ça, mais je suis déjà très contente de pouvoir progresser si vite et si régulièrement.

Voilà ! Encore une fois, pour quelqu'un qui n'a rien à dire, je me suis montrée bien verbeuse. Mais c'est dans ma nature et puis, de toute façon, comme je vous ais prévenus dès le départ, vous n'étiez pas obligé de lire jusqu'au bout. C'est de votre faute, aussi : regardez autour de vous, je suis sûre qu'il y en a plein qui n'ont pas hésité à sauter le post en entier, vous aviez qu'à faire pareil ! ;-)
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Vendredi 6 juillet 2007
Alors, comme je le disais hier, il y a bien trop de gens qui viennent ici par rapport au nombre de personnes à qui ce blog était adressé au départ. Une question dès lors se pose : puisque que quand je n'ai rien à dire, je vous impose tout de même plus de 9000 signes de lecture, soit l'équivalent en moyenne de 3 pages word en corps 12 interligne simple, pourquoi diable venez vous sur ce blog ?

La réponse est fournie par les statistiques, du moins en partie. La majorité vient directement ici, donc vous m'avez trouvé et pour une raison qui n'appartient qu'à vous et qui me flatte, n'en doutez pas, vous revenez.

Pour ceux qui viennent via un moteur de recherche, là, c'est plus compliqué et plus varié. Dans certains cas, je ne comprends absolument pas pourquoi on vous a dirigé chez moi. Quelques exemples des requêtes qui ont mené certaines personnes sur ce blog, orthographe respectée :

- Fille sexy , fille marocaine sexy casa, etc. Ouais, là je vois à quel post le moteur de recherche se réfère. Quelle déception pour vous mes amis ! Ben tant pis, hein, ça vous changera des sites de cul, après tout, ça peut pas vous faire de mal. Néanmoins, ces visiteurs-là, je doute qu'ils repassent de sitôt.

- Je recherche une pute de marocaine : mauvaise pioche mon ami ! Va falloir aller ailleurs... Oops ! De toute façon, il est déjà plus là.

- Résultat du bac français au Maroc : manque de bol, c'est pas de celui-là que je parle...

- Les plus riches familles chrétiennes au Maroc : rhoo, j'aimerai bien, mais non, malheureusement, non, on n'est pas riches...

- Comment décrire une ville du Maroc : Vous me flattez, ami visiteur. Justement, je me suis récemment collé à l'exercice, pas trouvé ça si simple.

- Des choses rigolos que les marocains font : oui, ils font plein de choses rigolottes, les marocains, mais c'est vraiment une requête bizarre, quand même. Voire, pas bien précise. Vous avez trouvé quoi que ce soit d'intéressant de cette manière ?

- J'ai la double nationalité, je peux échanger mon permis national marocain pour un permis français : Heu, j'en doute pas, en fait, même sans avoir la double nationalité, on peut le faire, donc y'a pas de raison... Cependant, là encore, une phrase entière de requête, c'est pas complètement étonnant que vous retrouviez paumé ici... Tentez plutôt de sélectionner des mots-clés, plus efficace.

- Robe de mariage marocaine : aucune idée d'où trouver votre bonheur. Une couturière, peut-être ?

- Sites de la supermarché la belle vie au maroc : heu... comment dire ? Encore une fois, mots-clé, blabla, tout ça, quoi...

- Photo fame marocain : quoi, ils ont tourné un remake de la vieille série de danse des années 80 au Maroc ?!? Trop top cool, moi aussi, je veux des photos !

- Dates importantes de l'histoire nucléaire : alors là, je peux vraiment rien, mais rien de rien pour vous... Je vois même pas pourquoi vous êtes là.

Comme quoi, quand on n'a pas de talent exceptionnel pour attirer les foules, on peut toujours compter sur l'incapacité des gens à sélectionner correctement ce qu'ils recherchent pour qu'ils viennent vous voir quand même...
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