Mardi 1 avril 2008

Alors aujourd'hui, j'ai été visiter un appartement à vendre qui me plaît énormément. Il est situé juste derrière chez nous actuellement, ce qui fait que j'aime le quartier. ;-) Il est grand (271m2, dont 80m2 de terrasse), il a 3 chambres d'assez belle taille, un grand salon biscornu et charmant avec une petite cheminée, des placards partout, pas de vis-à-vis, exposé plein sud (mais 1er étage sur 2 demi-étages, en fait, donc moins clair tout de même que celui qu'on loue actuellement, mais raisonnable), avec garage plus boxe de rangement plus boxe pour le linge sur le toit, le tout dans une rue calme, bref, le bonheur. Il est dans nos prix, quoique dans la fourchette haute, aussi doit-on vérifier (si toutefois JMA l'aime autant que moi), que ça passe. Pas des masses de travaux à faire a priori, à part quelques coups de peinture (quoique j'ai vu des traces d'humidité, des portes de placards un peu bancales, quelques traces d'usure pas dramatiques sur certains plans de travail ou jardinières et des prises électriques limites, mais j'aurais tendance à dire, comme partout ou presque). En prime, petite copropriété de 4 appartements et un local commercial : toujours une bonne chose, on peut plus facilement s'entendre avec peu de gens qu'avec un gros syndic.

Les inconvénients, maintenant : il est certes, dans nos prix, mais la limite supérieure, clairement. Cela impliquerait probablement que nous ne pourrions pas faire de folies non plus avec les moyens dont nous disposons actuellement. Le quartier est bon, dans l'ensemble (quoique ce ne soit pas la meilleure part du quartier non plus), la rue très tranquille (construite en 1905, la première rue en dehors de la Médina, en plus, y'a de l'histoire, là-dedans ! ;-D), mais c'est le quartier juif, avec une maison de retraite juive en face et 2 synagogues à proximité. En quoi est-ce un inconvénient ? Pour moi, ce n'est pas grave, vu que je m'en fous royal, mais si les choses tournaient vilain entre juifs et musulmans, nous serions un peu au coeur du chaos, c'est à considérer. D'un autre côté, en cas de troubles, je suppose que la rue serait très policée, à voir. Il n'y a qu'une seule place de parking (mais bon... on n'a qu'une voiture, pour le moment et il y a un parking public à deux pas, plus des places dans la rue). La chambre principale est orientée nord, donc humide de l'aveu même du proprio. Une des autres chambres est assez sombre (premier étage, petite fenêtre), donc doit également souffrir d'humidité. La dernière est en revanche claire et grande et peut constituer une très belle chambre d'enfant et, dans un premier temps, un beau bureau pour JMA. Il y a deux chantiers à proximité (en même temps, je l'ai visité dans la journée, on n'entend pas vraiment les travaux). Au-dessus, vit une vieille dame, il faudra peut-être faire attention au bruit. Enfin, l'appartement ne serait a priori disponible que fin juillet. Mais bon, est-ce grave ?

Voilà. JMA et moi allons le voir ensemble jeudi. J'espère donc :

1) qu'il lui plaira autant qu'à moi, parce qu'il est vrai qu'il a un côté biscornu, cet appart', mais c'est un des trucs que j'aime : le côté tout carré, au final, je trouve pas ça terrible.

2) qu'on en a vraiment les moyens, faut tout recalculer précisément.

3) qu'il ne présente pas de défauts terribles dont je n'aurais pas pris conscience (mais là, je compte sur un copain qui s'y connaît infiniment mieux que moi pour déterminer les trucs qui peuvent déconner).

4) que le proprio et nous nous entendions bien pour que l'affaire se fasse.

Je n'ai pas visité des masses d'appart' à vendre, seulement 3 à dire vrai. Mais celui-là... Je m'imagine facilement vivre dedans, comment je pourrais aménager les choses, comment on pourrait y avoir une famille, y évoluer. C'est le centre et en même temps, c'est calme. Aucun risque de voir des vis-à-vis avant très, très longtemps si ce n'est jamais, parce que ce qu'il y a en face, c'est les jardins de la résidence Moulay Youssef (où j'habite actuellement) et qu'elle marche bien. Le salon est grand, il y a assez de chambre, plein de rangements, plein de trucs sympas, quoi. La terrasse est vraiment biscornue, mais grande, et on peut s'y prendre le petit dej facile, voir manger le midi ou les soirs d'été, sans doute. Installer un barbecue, même, si on veut. Bref, j'adhère à l'idée. Je me prends à rêver. J'espère. Mais en même temps, j'essaie de rester raisonnable. Et si ça ne plaisait pas à JMA ? Et si on ne pouvait pas, pour une raison X ou Y ? Et si le proprio, juif, de toute évidence, trouvait un chouette couple juif plutôt que goye à qui vendre ? Et si ce n'était pas une si bonne affaire que ça ? Je ne sais pas, j'essaie de me dire que les chances sont minces pour qu'on l'achète, mais en même temps... Je suis vraiment enthousiaste. Or donc, je vous en reparlerais, probablement. Souhaitez-moi bonne chance !

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Jeudi 3 avril 2008
Hier soir, JMA m'a reproché mon caractère obsessionel. Quand quelque chose m'enthousiasme, il n'y a plus que cela qui existe. C'est assez vrai, je dois dire. Mais outre que je n'y peux rien, vu que j'ai toujours été comme ça, cela comporte quelques avantages certains tels que m'offrir une capacité de concentration exceptionelle niveau boulot quand je suis dans mon trip. Mais bon, c'est sûr que des fois, c'est pas super utile, comme là, alors que je tourne en rond en rêvant d'appart'. Et puis c'est sûr que, du coup, je ne suis pas femme à pouvoir faire 20 choses à la fois.

Pas de bol pour vous, un blog, c'est finalement un espace d'expression libre, privé et parfaitement égocentrique sur lequel je peux me permettre de dégoiser tout ce que je veux, du moment que c'est légal. Je sais, c'est plus rigolo quand je vous parle SF ou Maroc. Mais hé, c'est comme ça, ce dont je veux vous parler aujourd'hui (étant donné  que j'ai épuisé mon stock de copains disponibles et patients pour la journée), c'est de notre peut-être futur chez nous. Z'êtes pas obligés de lire non plus, hein. ;-)

Quoi qu'il en soit, JMA l'a visité ce midi et l'a beaucoup aimé, lui aussi, donc s'il passe la visite technique de mon pote qu'il s'y connait (ce dimanche), on achète (ou en tout cas, on essaye, après, faut négocier, trouver le bon crédit, blabla, blabla).

Alors, puisque je vois que vous en mourrez d'impatience (si, si !), je vais vous le décrire un peu mieux, cet appart'. Il est foutu bizarrement, sur deux demi-étages (en ce sens que l'on accède aux chambres par un escalier, mais qu'elles ne sont pas pour autant tout à fait à l'étage du dessus, seulement un demi-niveau au-dessus), avec un seul mur droit et tous les autres qui forment des sortes de triangles imbriqués (mais bon, c'est joli, hein, ça fait pas non plus papier gondolé) pour exploiter au maximum une façade relativement étroite de 12 mètres de long seulement et que toutes les pièces aient une fenêtre. Du coup, y'a des coins et recoins partout, c'est rigolo et ça forme des volumes intéressants et tout plein de délimitations d'espace naturelles ou rajoutées (comme dans le séjour en bas avec des jardinières, par ex).

Le séjour, assez en longueur et très grand,est orienté sud avec de grandes fenêtres à un bout, une cheminée au milieu et à l'autre bout, une petite fenêtre donnant sur la terrasse située elle au nord. En tout, nous avons donc trois espaces ouverts mais clairement marqués, un près de la cuisine et au nord, qui formera évidemment une salle à manger, un au sud qui fera un très beau et grand salon, un au milieu que je transformerais probablement en espace bibliothèque / fauteuils clubs devant la cheminée.

La cuisine, pas immense mais très raisonnable, est située au nord dans le prolongement de la salle à manger (perpendiculaire à l'axe du séjour dans son ensemble) mais est très claire, grâce à une grande fenêtre donnant également sur la terrasse. C'est également de là qu'on accède à ladite terrasse, d'ailleurs. Entre-temps, dans un couloir, on trouve des WC invités et une chambre de bonne avec salle de douche.

Les chambres principales (y'en a 3) sont elles, au demi étage. La première, orientée au nord sur la terrasse, commence par un long couloir avec énorme penderie d'un côté et SdB et WC séparés de l'autre. C'est la chambre "des parents" comme on dit ici. ;-). Après un couloir dans lequel on trouve d'autres placards, il y a 2 plus petites chambres, quoiqu'elles soient toutes deux de taille très raisonnables (14m2 minimum) et aient chacune leur lot de placards/penderies. Elle sont orientées sud, sur la rue. L'une est très ensoleillée grâce à de grandes fenêtres, l'autre moins, mais elle reste agréable. En face des chambres se trouve également un ensemble SdB et WC séparés.

La terrasse, enfin, est assez grande (80m2), mais malheureusement, on y trouve en plein milieu un vasistas surélevé et de bonne taille qui donne de la lumière aux bureaux du rez de chaussée de l'immeuble. Ce n'est ni très joli, ni rien, mais on peut y voir cet avantage de créer deux espaces séparés sur la terrasse, l'un, juste à côté de la cuisine qui sera idéal pour mettre une table de jardin avec barbecue et l'autre, de l'autre côté du vasistas (c'est à dire côté salon), où l'on pourra placer une balancelle ou alors des chaises longues pour bouquiner tranquille. La terrasse étant bordée de murs, personne ne peut y accéder par ailleurs, ni n'est bien placé pour y lancer des saloperies genre mégots et autres pots de flotte. Enfin, si on le souhaite, à la place des WC invités, il nous sera possible d'ouvrir un accès terrasse dans le séjour, mais je ne suis pas certaine que nous le faisions, en tout cas, pas dans un premier temps.

Je ne sais pas si mes explications sont claires, mais l'impression globale que donne cet appartement est frappante : on dirait une petite maison, avec ses recoins, son étage espace privé / chambres, son séjour réception et son jardinet arrière, réservé à la famille et aux intimes, où l'on se met tranquille pour profiter de la douceur du temps. En gros, ça respire le cocooning, cet endroit.

Ce n'est pas très lumineux, du fait que cela n'est jamais qu'un premier étage et d'ailleurs, la lumière y est légèrement colorée en vert parce que les fenêtres au sud sont ouvertes sur de la végétation et que sur la terrasse et même à l'intérieur (avec les jardinières), il y a des plantes. Ce n'est pas non plus très sombre, bien moins qu'à Paris, par exemple, mais pour qui a connu l'orgie de lumière de notre appartement actuel, c'est sûr que ce n'est pas pareil. Mais c'est agréable, quand même. Et puis, et c'en est presque incroyable, on n'entend pas du tout les bruits de la rue, dans l'appart'. Il est magnifiquement isolé. Sur la terrasse, idem. Y'a que les oiseaux qui font cui-cui. Pas un seul vis-à-vis de nul part (à cette exception près que les fenêtres des immeubles voisins donnent en biais sur la terrasse, sur laquelle il sera donc hors de question de faire bronzette, ce qui n'empêche nullement toutes les autres activités susmentionnées) et aucune chance d'en avoir avant longtemps, parce qu'en face, il y a la résidence qui fonctionne et n'est pas orientée vers nous. Enfin, en-dessous, ce sont des bureaux, au-dessus, c'est loin, grâce au demi-étage. Donc on peut faire une soirée chez nous sans déranger personne.

En tout, l'ensemble donne un sentiment d'isolement, d'espace privé et protégé tout à fait incroyable et que je n'avais connu jusqu'à lors que dans des maisons. Mais c'est en plein coeur de la ville, dans son centre quasi exact, à 3 minutes à pied du quartier Gauthier, 10 du Maârif, 15 du centre historique français ou de la Médina, bref, c'est idéalement placé. Rajoutez à tout ce que je vous ai décrit une place de parking, un boxe pour le linge sur le toit de l'immeuble et une pièce de rangement en sous-sol, vous avez en gros une maison qui se trouve placée étonnament en sandwich dans un immeuble d'habitation. ;-)

Voilà, si elle passe le contrôle technique de mon ami l'expert, c'est décidé, je la veux (ça tombe bien, JMA aussi lol). Je saurais cela dimanche. Et si tout se passe bien, on la récupère début août (les propriétaires veulent déménager fin juillet). N'est-ce pas que ce serait bien ? Alleeeez, soyez sympas, quoi, dites oui ! ;-)
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Vendredi 4 avril 2008
Malgré mon obsession terrible du jour, m'est avis que je dois tout de même vous parler un brin de la fête de dans un mois. Parce que sinon, ça fait pas sérieux, tout de même. En même temps, je suis pas sûre que vous en parler va faire sérieux non plus, jugez plutôt :

Alors, ben en fait, c'est le grand flou artistique : on n'a pas encore trouvé de salle (faut dire qu'on devrait être un nombre bâtard, entre 50 et 60 personnes, ce qui fait qu'une salle type mariage, c'est trop grand et chez nous, c'est trop petit), on n'a pas encore réservé de traiteurs (mais je suis sur le coup, là. ;-D), on ne s'est pas décidé niveau musique (groupe, DJ, les deux, ou rien ? avec les listes de musique qu'on peut faire, maintenant et en comptant l'incertitude de la salle...), bref, je n'ai strictement rien de bien constructif à vous dire, quoi.

Tout de même, un point important : la fête aura bien lieu le samedi 10 mai et sera DEGUISEE, donc prévoyez, parce que quiconque qui n'est pas déguisé ne rentre pas, non mais ! En revanche, thème libre, soyez créatifs ! ;-)

Et sinon, ben pour les modalités, on fera au mieux et dans le pire des cas, ça sera simplement la fête chez nous, quitte à n'inviter que les intimes des marocains... Et à se serrer un peu ! Après tout, je me souviens de fêtes à Paris avec 40 personnes et le salon était plus petit, alors... Mais bon, on va quand même essayer de trouver mieux.

Sinon, côté logement des françawis qui viennent, on compte louer des appart' meublés, qui coûteront relativement peu chers, avec les célibataires dans le salon marocain et les couples en chambres. Maintenant, là encore, on compte, mais on n'a pas fait. Mais bon, pas de panique, hein, dans le pire des cas, les hotêls très corrects pullulent et y'en a pour toutes les bourses !

Bref, c'est le bordel, en fait. Mais bon, inch'Allah, tout se passera bien, hein ? ;-)
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Lundi 7 avril 2008
Alors, j'ai découvert avec surprise que certains confondaient ces deux magnifiques acteurs/scénaristes/réalisateurs/producteurs parce qu'ils travaillent souvent ensemble. Il est donc temps de rendre à chacun leurs lauriers, vu qu'à mon avis, ils sont tous deux des dieux vivants du 7ème art.

Quentin Tarantino commence sa carrière en vendant les scripts de True Romance et Tueurs Nés, ce qui lui donne les moyens de réaliser Reservoir Dogs, son tout premier film dans lequel, tout de même, il a convaincu Harvey Keitel de jouer. Très vite culte dans le milieu mais pas encore connu, le film lui permet ensuite de réaliser Pulp Fiction qui là, sera une véritable explosion et le hissera direct au rang des méga stars des réalisateurs. Pourtant, Tarantino ne devient pas pour autant prolifique en super-production et il faudra attendre pas moins de 4 ans pour voir son film suivant (une merveille à mon goût mais qui n'a pas eu un succès énorme), Jackie Brown; puis 5 ans de plus pour Kill Bill. Nous reviendrons plus tard sur le projet Grindhouse, dont il signe l'un des deux films, Death Proof, une petite merveille, entre nous soit dit, mais qui est probablement une des raisons de l'association dans l'esprit de certains des deux réalisateurs que sont Tarantino et Rodriguez.

Robert Rodiguez commence sa carrière par un court-métrage (Bedhead) à l'occasion d'un concours et reçoit quelques 14 récompenses. Encouragé par ce résultat mais toujours sans le sou, il tourne en 1992 El Mariachi avec 7000 dollars, film qui plaira tellement au milieu du cinéma que Columbia lui donne de l'argent rien que pour le refaire avec des acteurs prometteurs qu'il lancera, d'ailleurs (Antonio Banderas, Salma Hayek) et ça donne Desperados. En 1996 commence sa complicité avec son ami Quentin Tarantino qui joue et aide aux dialogues dans From Dusk Till Dawn (titre français Une Nuit en Enfer), un film que je ne saurais décrire sous peine d'en gâcher la suprise mais en tout cas, une pure merveille de genre. En 1999, il réalise The Faculty, classique mais excellent film de SF/ invasion et monte en suivant sa société d'effets spéciaux. En 2001 et sur une idée de son fils (vi, vi !), il réalise Spy Kids qui fait un tabac et aura 2 suites. Notons aussi quelque part dans le début des années 2000 la suite de Desperados, Il était une fois au Mexique, qui est une pure merveille.
L'année 2005 est prolifique pour notre ami Rodriguez, puisqu'il signe la sompteuse adaptation de la BD de Frank Miller Sin City et un autre film pour enfants inspiré par son fils, Les Aventures de Shark Boy et Lava Girl. Les deux connaissent un succès très mérité, bien que dans des milieux très différents, et pour cause, vu que Sin City, c'est bien un comics, mais surtout pas pour enfants. ;-) Enfin, en 2007, il participe au projet Grindhouse monté avec son copain et complice Quentin Tarantino et réalise Planet Terror, une merveille, là encore.

Vous noterez tout de suite plusieurs points communs entre les deux hommes :

- ils sont tous les 2 acteurs, réalisateurs, scénaristes et producteurs. Complets, quoi ! Là dessus, Rodriguez rajoute la carte compositeur de musique de film, dans la droite ligne de Carpenter tandis que Tarantino, ex disquaire pour gagner sa croûte avant qu'il ne soit connu, préfère remettre au goût du jour des musiques oubliées et pourtant fabuleuses.
- ils travaillent beaucoup ensemble : le nombre d'apparitions de Tarantino dans les films de Rodriguez ne se compte plus, sachant qu'en prime, Tarantino participe souvent aux dialogues de Rodriguez et qu'à l'inverse, Rodriguez compose certaines musiques pour Tarantino (et joue aussi dans ses films, d'ailleurs). En 2007, ils ont fini par réaliser ensemble un gros projet, Grindhouse, hommage aux doubles séances de cinéma de plein air américain des années 70/80, chacun prenant en main l'un des deux films et participant activement à l'autre. Mais ils ont également co-réalisé Groom Service en 1995, dont je ne vous dirais rien vu que je ne l'ai pas vu.
- ils jouent tous les deux (bien que Rodriguez, pas exclusivement) la carte du cinéma de genre et font de multiples références à leurs prédécesseurs dans une intertextualité permanente et jouissive. Pour autant, leur culture n'est pas tout à fait la même. Tarantino, grand connaisseur du cinéma de tout poils, y compris asiatique, ne fait référence qu'au cinéma, mais d'une manière qui refait (ou fait) découvrir tout un pan négligé. Rodriguez, plus eclectique, multiplie les références à la BD (dès Une Nuit en Enfer, avec des plans BD très repérables), au cinéma de genre (avec des références très précises, d'ailleurs et des hommages appuyés) et aux univers enfantins.

Cependant, des différences marquées dans le genre des deux réalisateurs et leur travail se font jour également très vite : Quentin Tarantino travaille beaucoup ses films qui sont rares et particulièrement soignés en terme d'ambiance, de musique, montage, scénario, etc. Chacun de ses films est un projet en soi pour lequel il veut exprimer quelque chose. Il y met à chaque fois un amour et une admiration des femmes frappants et tout un tas d'éléments de réflexions pas du tout neutres. Ce n'est pas un simple réalisateur de film de genre, il utilise seulement ce biais pour dire ce qu'il veut et peut d'ailleurs se lancer dans des projets étranges, comme Kill Bill en 2 parties ou Jackie Brown, une merveille mal comprise. A ce titre, il me fait penser à Terry Gilliam qui, comme lui, réalise peu de films choisis, qui ne pourraient en aucun cas être réalisés par quelqu'un d'autre.

Robert Rodriguez est un peu plus léger, dans la mesure où il ne dédaigne pas les grosses productions et les suites juteuses. Par ailleurs, son esthétique est très léchée, sa photo magnifique et il prête une véritable attention au genre plus qu'au sujet. Ainsi, tout est fait dans ses films pour servir le genre : scénarios, "gueules" (il a le don de trouver des acteurs aux tronches incroyables et d'y être fidèle), montage... Il réussit l'exploit d'être parfaitement "dans" le genre, mais toujours un peu plus loin, un peu plus haut. Ainsi, si quelques tentatives de mixage du comics et du cinéma avaient eu lieu (et je ne parle pas là des grosses prods de reprise genre Superman ou X-men, mais de projets plus tranverses enn terme d'esthétique, comme Flash ou Tank Girl, par exemple), nul n'avait réussi avant lui à faire quelque chose de ne serait-ce que comparable à Sin City. Depuis, il y a eu 300, mais c'est après, parce qu'il a ouvert la voie. Ce n'est pas qu'il soit original, c'est qu'il est la quintessence et même l'apogée du genre quand il s'assume et que c'est du lourd. Personne d'autre que lui n'aurait pu mettre en scène des conneries grosses comme la jambe mitrailleuse, Sex Machine ou Machete... Mais tout le monde en rêvait. En terme esthétique, sinon, on pourrait éventuellement le rapprocher d'un Tim Burton qui a créé son style inimitable mais ne refuse pas pour autant un Planète des Singes, si ce n'est qu'il est plus varié que celui-ci (que j'adore par ailleurs aussi, mais bon...).

En fait, pour moi, ils sont indispensables tous les deux, pour des raisons différentes. Tarantino a fait connaître au grand public le "bon" film de genre et lui donne des lettres de noblesse en en faisant un média plus large qu'il ne l'était à la base. Rodriguez lui est un pro du retour sur le genre, de l'auto-référence. Il est d'une manière jubilatoire la preuve que le genre a maintenant suffisament de bouteille et d'existence pour être un pan intéressant de l'histoire du cinéma (et de la BD, et de la musique, etc.). Enfin, quand ils travaillent tous les deux, ils font des merveilles. Si Tarantino reste inégalé pour les dialogues, Rodriguez a un sens esthétique de la photo plus développé et leurs deux cultures (cinéma, musique d'un côté, genre sur tous supports et références hyper précises de l'autre) se complètent à la perfection.

Ainsi, leur projet commun, Grindhouse, méconnu et souvent mal compris en France est pourtant somptueux et démontre une fois encore qu'il ne faut attendre que le meilleur de leur collaboration. Le film de Tarantino est une démonstration époustouflante de maîtrise du cinéma et de la narration : c'est bien simple, il n'y a pas de scénario (qui est expliqué en 3 minutes par le shérif au milieu du film), parce que à quoi bon ??? Et si on ne filmait que les passages intéressants, hein ? (Entre autre, le vernis écaillé d'une jeune femme amoureuse en train d'envoyer un SMS... Et puis de nombreux pieds de filles. Non, mais sérieusement, en fait, on s'en fout, du méchant, c'est les filles qui sont intéressantes, lol). Le film de Rodriguez est quand à lui tellement bourré de références dans tous les sens qu'il est une encyclopédie du genre à lui tout seul, et les deux font un hommage décallé et réussi aux doubles séances des drive-in au point de constituer un pan d'histoire du cinéma.

Pour l'annecdote, le projet Grindhouse comprend également 7 bandes-annonces entre les 2 films, réalisées par les plus grands noms du genre (entre autre Romero), dont une de Rodriguez, Machete, que l'on trouve sur le DVD français de son film, Planet Terror. Cette bande-annonce a eu tellement de succès et provoqué tant de frénésie que le film est en tournage et devrait sortir cette année !!! Eh, oui, c'est beau, ça non ?

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Mardi 8 avril 2008
Alors aujourd'hui, j'avais prévu de vous mitonner une bafouille sur le Maroc aux petits oignons. Seulement, y'a un (des) problème(s) : je n'ai pas d'idée. Faut dire que j'ai dormi 5 heures. Et puis qu'en ce moment, les événements se précipitent en ordre serré et que je me noie dans un verre d'eau.

Alors, vu que nous sommes le mardi 8 avril, voici ce que nous pouvons en déduire :

- dans 2 heures, je vais récupérer les plans et le contrat de copropriété de notre probable futur chez nous.
- dans 13 jours (le 21), j'aurais 30 ans.
- dans 14 jours, j'arrête de fumer.
- à moins que dans 15 jours exactement (parce que ça pourrait avoir lieu avant), je passe mon permis, auquel cas, la journée du 23 devrait être riche en événement, puisque je passerais mon permis PUIS arrêterais de fumer dans la foulée PUIS me précipiterais pour déposer mon dossier de renouvellement de carte de séjour (valable jusqu'au 23 avril inclu, vous avez bien suivi) afin de :
- très rapidement, négocier un crédit, négocier le prix de l'appart' pour le principe avec le vendeur (essayer de récupérer la base de son salon fait sur mesure pour l'appart') et enfin, signer un compromis de vente.

Ouf ! ça fait déjà pas mal. Mais c'est pas fini, parce que :

- dans 22 jours, arrivent nos premiers invités de France.
- puisque dans 32 jours, ce sera la fête que nous organisons pour nos 30 ans, 40 ans et 10 ans de mariage. Au fait, c'est les noces de quoi, 10 ans ?
- ah, et puis sinon, y'a bien un moment où mon éditeur se réveillera, de telle sorte qu'il faudra que je corrige mon manuscrit de toutes ses scories (et y'en a, c'est une certitude, de même qu'il apparaît évident que, dès lors qu'il réagira, il me faudra être méga prompte à modifier mon texte).

30 ans, c'est un âge charnière, il paraît. C'est pas faux. C'est vrai que, pour mes 30 ans, je passe mon permis, achète une maison, arrête de fumer et termine mon premier roman. Je suppose qu'on pourrait dire que ça fait pas mal de changements. Et ça, c'est sans compter tous les bouleversements minimes ou importants qu'il y a eu ces quelques derniers temps et dont je ne vous ai pas parlé parce qu'après tout, rien ne m'oblige à le faire et puis na, même que. D'un autre côté, franchement pas le temps de me pencher sur la question plus avant. Donc finalement, pas de bafouille sur le Maroc, pas vraiment de post sur mon intériorité torturée non plus, je vais plutôt cesser de m'angoisser et aller bouffer des fèves à la croque au sel, un bon petit tajine petits pois et le premier melon mûr de la saison. Ah, et puis sinon, il fait 24°, ici. Et avec du soleil. Mouais, pas de raison de paniquer, donc.
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Planning d'occupation de notre chambre d'amis :

- Du 27 octobre au 4 novembre : Marie-Catherine & Xavier

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